Les
références aux individus ci-dessous étant très nombreux sur ce site,
nous vous conseillons vivement d'effectuer une
recherche pour trouver d'autres informations, dans d'autres
contextes, des ancêtres mentionnés ici.
Les illustrations suivantes sont tirés de l'introduction
à la généalogie Koechlin de 1975.
Samuel (38) né à Mulhouse le 10 septembre
1719. Ancêtre commun à tous les Koechlin dits "de Mulhouse".
Sans Samuel, il n’y aurait pas de Koechlin de notre
famille au monde. Et pourtant, sa vie n'a tenu qu’à un fil, car il n’avait
que six mois lorsque ses deux parents moururent. Recueilli par son
grand-père qui était hôteliers à Mulhouse, il fit pourtant fortune
en implantant l’industrie textile (indiennes) à Mulhouse. Il fut l’exemple
d’un financier et d’un commerçant habile. Il empruntait à Bâle de
l’argent à faible taux d’intérêt pour le reprêter à Mulhouse et
aux environs à un taux plus élevé. De plus, il connaissait
parfaitement les différents marchés du blé et du vin et savait en
profiter, tout comme il savait parfaitement spéculer sur les terres.
Jean-Jacques [G/49] né à Mulhouse
le 16 août 1754.
Le Docteur en médecine Jean-Jacques Koechlin,
surnommé "Pfiffe-Koechle" (ce qui veut dire en patois
mulhousien Koechlin à la pipe, était une personnalité très
vénérée à Mulhouse. Inscrit à l’Université de Bâle le 4 avril
1772, il soutint le 19 septembre 1775 sa thèse pour le doctorat en
médecine : Dissertatio inauguralis phlisophco-medica de Felcitate
empiricorum mundicastrorum diversa a Felcitate medici. La dissertation
était dirigée contre l’empirisme et le charlatanisme en médecine.
Il fit partie de la Société pour la propagation du bon goût et des
belles lettres de Mulhouse. Le Docteur fut délégué, avec son frère
Hartmann, pour négocier à Paris un traité de commerce entre la France
et la petite république de Mulhouse (1793).
Hartmann [H/50] né à Mulhouse le 10
février 1755.
Hartmann est l'homme qui, de 1792 à 1795, a
représenté Mulhouse auprès du gouvernement français à Paris pour
obtenir un traité de commerce qui ne serait pas trop défavorable pour
Mulhouse. La France avait établi, le 5 novembre 1792, une barrière
douanière autour de la petite République, isolée dans le territoire
français. A l’occasion des journées turbulentes qui accompagnèrent
le procès de Louis XVI, Hartmann se rendit à Paris pour essayer d’adoucir
les mesures douanières si défavorables pour Mulhouse. Ce fut une
tâche très lourde, car dans le même temps, les dominateurs parisiens
insistaient pour l’union de Mulhouse à la France. Hartmann fut
secondé quelques temps, lors de ces négociations, par son frère, le
Docteur Jean Jacques Koechlin [G/49].
Le 6 avril 1793, Hartmann retournait à Mulhouse
pour rendre compte; mais quand le département du Haut-Rhin imposa un
passeport pour chaque visiteur venant de Mulhouse (sans passeport, on
était considéré comme émigrant, donc comme ennemi), Hartmann se
rendit de nouveau à Paris et, en décembre 1793, il négociait une
nouvelle fois avec le Comité de Salut Public. En 1794 Hartmann
proposait :
Le 26 mars 1794 Hartmann
obtenait du Comité de Salut Public un arrêté avec des conditions
assez favorables.
Après la chute de Robespierre, on jugea
utile d’envoyer une nouvelle fois un représentant à Paris. Hartmann
fut de nouveau le porte-parole du gouvernement mulhousien et repartit
pour Paris. Il en revint en 1795 en conseillant de cesser les
négociations en raison de la situation politique dans la capitale.
En août 1795, à l’occasion de la
nouvelle constitution française, Hartmann alla complimenter le
commissaire national à Colmar. Ce fut son dernier acte de responsable
politique et les négociations sur l’union de Mulhouse avec la France
furent conduites par d’autres représentants.
Josué [I/51] né à Mulhouse le 2 décembre
1756.
Il fut l’un des fils les moins remarqués de
Samuel, qui en eut beaucoup. Avant le rattachement de Mulhouse à la
France, il exerça différentes fonctions dans les communautés et fut
maire de 1811 à 1814. Bonapartiste, il démissionna en 1814.
Daniel [AM/76] né
à Mulhouse le 6 novembre 1785. Il se distingua comme chimiste dans l’industrie
textile. On lui doit la teinture en garance de pièces entières de
toile de coton et il produisit de magnifiques mousselines. En 1855 il
reçut la grande médaille d’honneur dans la section de tissus de l’Exposition
Universelle.
Daniel Koechlin fut un des fondateurs de la fameuse
Société Industrielle de Mulhouse; on aurait voulu qu’il fût le
premier président mais il déclina modestement cet bonheur. Plus tard
on le nomma président honoraire. Il était officier de la Légion d’Honneur.
Joseph [IK/100]
né à Mulhouse le 6 décembre 1796. Exemple d’une personnalité
universelle : Joseph Koechlin excellait comme industriel, comme
administrateur municipal et comme savant. Un homme de grande
persévérance : à l’âge de 50 ans il se mettait encore à
l'étude des langues classiques. Il montrait beaucoup d’intérêt pour
tous dans son entourage et était un père de famille qui appréciait la
gaieté et la bonne conversation dans sa maison.
Dans sa jeunesse il fut éduqué à l’école
de Pestalozzi à Yverdon où l’on pratiquait déjà à cette époque
les exercices physiques.
Comme industriel, Joseph Koechlin eut la
direction de la filature Schlumberger, Grosjean & Cie, plus tard
Schlumberger-Koechlin & Cie. Dans le bâtiment, très connu
autrefois, sous le nom de la Dentsch, se trouvaient la fabrique et la
maison d’habitation. Ce bâtiment vénérable a été démoli en 1963
pour permettre l’agrandissement du lycée de jeunes filles.
La municipalité fit appel à Joseph : il
devint d’abord membre du conseil municipal, puis adjoint au maire et
enfin maire de Mulhouse. Dans cette fonction il maintint l’ordre à
Mulhouse pendant les jours de révolution de 1848. Comme maire son
action s’exerça dans de nombreux domaines. Il favorisa la fondation d’écoles
professionnelles, d’asiles, de cours gratuits pour ouvriers, la
construction de canaux et d’églises. Il prit souvent la peine d’aller
à Paris pour plaider personnellement les intérêts de Mulhouse auprès
du gouvernement.
A coté de toutes ces activités, il trouvait
encore le temps pour le travail scientifique. Il se vouait à la
géologie dans les montagnes et, dans son cabinet d’étude, il
écrivait des articles pour les revues scientifiques et aussi un livre
remarquable sur la géologie. Il préparait une carte géologique du
Haut-Rhin, qui n’était pas encore achevée à sa mort, mais qui est
parue depuis.
Un homme très remarquable parmi nos ancêtres.
André [GI/90] né à Mulhouse le 3
août 1789. Fondateur de la Société Alsacienne de Constructions
Mécaniques à Mulhouse et considéré comme l’un des industriels les
plus remarquables de cette ville. Dans le grand temple protestant, place
de la Réunion à Mulhouse, une plaque commémorative le nomme, ainsi
que son épouse Ursule Dollfus, comme des bienfaiteurs de la ville de
Mulhouse. (Voir une biographie complète.)
Ferdinand
[AN/77] né à Mulhouse le 14 décembre 1786.
Ferdinand Koechlin a reçu un enseignement
commercial dans plusieurs pays. Il était aide-vendeur chez un bijoutier
de Berlin et travailla chez un armateur à Weymouth (Grande-Bretagne) au
service duquel il fit plusieurs voyages. Comme son père et plusieurs de
ses frères, il entra à la maison Nicolas Koechlin & Frères à
Mulhouse. Pendant les Cent Jours, Ferdinand s'engagea dans les armées
de Napoléon. Il devint aide de camp du maréchal Lefèbvre et reçut la
Légion d’Honneur sur le champ de bataille. Après la chute de
Napoléon, il s’est encore consacré pendant des années aux affaires
publiques.
Charles
[AM67/371] né à Paris le 27 nov. 1867.
"…c’était un sage, profondément
humain, passionné, mais maître de ses passions, lumineux, ingénu,
farouchement épris de liberté, d’indépendance et cependant amoureux
de discipline et de rigueur". Henri Sauguet.
Son oeuvre musicale, considérable (plus de 200
opus.) : mélodies, musique de chambre, chorals, symphonies et
poèmes symphoniques ne peut être énumérée ici. Citons cependant, le
Livre de la Jungle, d’après Kipling, vaste suite symphonique avec
soli et choeurs, et le Buisson Ardent, d’après "Jean
Christophe", de Romain Rolland.
(Voir une biographie
complète.)
Karl
(Charles) [AD11/305] né à Prague le 8 mars 1828.
Il fut, après ses études d’architecte, d’abord
fonctionnaire autrichien. Plus tard, il collabora, avec son beau-frère
Heinrich Ferstel, pour la construction de l’Eglise Votive et l’Université
de Vienne.
Horace
[AM23/357] né à Glasgow le 31 mai 1839.
Horace était un chimiste de premier ordre. Sa
carrière mérite d’être tracée comme celle d’un esprit d’élite
qui à sa juste renommée de savant à laquelle s'ajoute les qualités d’un
artiste épris de toutes les belles choses, dessinateur habile, homme d’imagination
et causeur charmant.
Chercheur heureux, il avait le don d’application.
Une couleur découverte, Horace Koechlin trouvait le moyen pratique de l’appliquer
à l’industrie de la teinture ou de l’impression.
Très modeste quand ses nombreux élèves le
traitaient de Maître, "Maître-coq", répondait il gaiement,
"car je ne suis qu’un vieux marmiton qui a eu la bonne chance de
trouver quelques sauces heureuses en faisant la cuisine".
Horace Koechlin fut chevalier de la Légion d’Honneur.
Les Koechlin
sont, pour la plupart, plus réalistes que romantiques. Pourtant ce
tableau de chasse de Rodolphe
[AH/71], son épouse Marie-Elisabeth Risier et leurs deux enfants
aînés, Jean et Elisabeth, représente la famille dans l'atmosphère
romantique du début du 19e siècle.
Vu l’âge des enfants, nés en 1801 et
1803, et le costume de madame, ce tableau doit dater des années 1805.
Le fils, Emile, qui aura par la suite une nombreuse descendance n’était
pas encore né. Jean est le père d'Alfred
[AH11/326] et l’ancêtre des généraux Jean-Léonard et
Philippe Koechlin-Schwartz.
Josué Emile [IK2/229], né à
Mulhouse le 16 décembre 1830.
Ayant épousé une jeune fille hollandaise, Wijnanda Nicola, il se
rendit dans le pays de son épouse et y fonda une minoterie.
Sur ce croquis dessiné à l'occasion de
ses noces d'or, on le voit quittant l'Alsace, poursuivi par les troupes
allemandes. Cela a été le sort de beaucoup d'Alsaciens.
Julien
[AR22] et Gabrielle
[GL25]. Ce couple est tout à fait Koechlin. Non seulement les époux
s'appellent tous les deux Koechlin, mais leur fils épousa sa parente,
Violette Koechlin [GL243]. Les enfants de c coupe possèdent donc trois
grands-parents Koechlin !
Chez Hélène Peugeot [AH46/329].
Hélène, avec ses deux frères, Rodolphe et Emile. Hélène a épousé
Eugène Peugeot, l'un des fondateurs de l'industrie automobile. On
trouver une description de la vie de Rodolphe ci-dessous.
Emile était industriel à Mulhouse. Il eut des
difficultés avec les Allemands ; accusé de haut-trahison, il a
subi une peine d'un an de forteresse.

Rodolphe
[AH45/328] né à Mulhouse le 14 octobre 1847. Il se destinait à
l'industrie, sortit de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures de
Paris, promotion 1869. S'étant fait, au moment de conscription,
remplacer comme le permettait la loi, il partit en 1870 avec son
remplaçant, donnant ainsi un défenseur de plus à la patrie.
Ingénieur, il fut promu capitaine du Génie des
Mobiles du Haut Rhin et participa à la défense de Belfort sous les
ordres du Colonel Denfert Rochereau.
Le 30 janvier 1872, il épousa Julie-Emma Engel
à Dornach et à Bâle car, ayant opté pour la France, sa nationalité
lui interdisait de séjourner plus de 24 heures consécutives en Alsace.
De Bâle il fait chaque jour le trajet de Mulhouse aller et retour. De
ce fait, leurs quatre enfants naquirent en Suisse.
Ayant quitté Bâle pour prendre à Paris les
fonctions d'agent général d'une firme mulhousienne, il demeura dans la
capitale jusqu'aux dernières années du siècle, époque à laquelle il
s'installa au bord de la mer bretonne à Bénodet.
Là, il mena une vie simple, faisant le bien
avec discrétion et n'attendant pas, pour soulager la misère, que la
main se tendit vers lui. Il n'eut pas souhaité que ce trait de son
caractère - qu'il avait en commun avec son épouse - fut souligné.
Mais il avait laissé un tel souvenir dans les mémoires que, 44 ans
après sa mort, le conseil municipal de Bénodet baptisa de son nom une
rue qui longeait son ancienne propriété.
Maurice
[GA23/451] né à Buhl (Huat Rhin) le 8 mars 1856.
C'est à lui que revient l'idée de construitre
la Tour Eiffel dans sa forme actuelle. Maurice travaillait au bureau
d'Eiffel à la mise au point de la construction et lui proposa son
projet. Effel ne s'y intéressa pas tout d'abord mais, plus tard, donna
son accord pour que la construction se fasse d'apèrs le plans de
Maurice Koechlin qui avait résolu les problèmes posés par la
résistance aérodynamique de la tour. L'emplacement prévu sur le champ
de Mars ne fut accordé qu'après qu'une loi spéciale eut été votée.
(Voir une biographie plus détaillée.)
La Dentsch : Maintenant
disparue sur le plan de Mulhouse, la Dentsh était autrefois une
propriété dont l'histoire fut étroitement liée à celle de la
famille Koechlin. Originairement le terrain, situé hors de la ville,
était composé de prés et de vergers. En 1777, la première fabrique y
fut construit par F. Blech, vendu en 1796, avec la maison d'habitation,
à Jean Hofer. Consécutivement, le terrain, la fabrique et la maison
formaient une possession des familles Hofer, Schlumberger, Koechlin,
Mieg et Frey.
En 1963, le terrain fut exproprié par la ville
de Mulhouse pour agrandir le lycée de jeunes filles. Maintenant on
trouve sur l'emplacement de l'usine l'ensemble des immeubles situés
entre le boulevard de l'Europe et l'avenue Robert Schuman.
On voit sur la lithographie la maison
d'habitation et la partie haute, un étandage pour suspendre et sécher
les toiles, imprimées dans un bâtiment voisin. La rivière au milieu
est l'Ill qui, en 1822, traversait encore le terrain de la Dentsch. en
1901-1902, l'Ill a été détourné par le nord de la ville.