Précédée par l'œuvre de feu M. Auguste
Dollfus, la deuxième édition des Tableaux généalogiques de la
famille Koechlin, due à la collaboration de MM. Jean et René
Koechlin, fils de 192, date de 1893. Durant les vingt années qui nous
séparent de l'époque de cette intéressante publication, une nouvelle
génération est venue s'ajouter à celles connues alors, doublant le
nombre des foyers inscrits précédemment. Le besoin d'une troisième
édition s'imposait donc. Cédant au désir exprimé de tous côtés par
des parents, les auteurs ont assumé la tâche de mettre à jour notre
livre de famille. C'est le fruit de ce labeur qu'ils publient
aujourd'hui.
Grâce à la découverte du document publié, page
XVII, dont nous tenons la communication à l'obligeance de M. Ernest
Meininger, vice-président du Comité du Musée historique de Mulhouse,
il a été possible de faire remonter l'origine de notre famille
jusqu'au milieu du Xve siècle. Jusqu'ici, on admettait, sur la foi des
inscriptions aux registres de la bourgeoisie, que l'auteur de la branche
de Mulhouse, Hartmann Koechlin, était originaire de Zurich. Le susdit
document, tiré des "Missivenprotocoll" (copies de lettres) de
Mulhouse, prouve qu'il était originaire de Hottingen, commune située
alors près de Zurich, réunie seulement récemment à cette ville dont
elle est devenue un faubourg.
Les intéressantes recherches de M. Guillaume
Merian-Mesmer, généalogiste distingué de Bâle, ont permis d'établir
que le père de Hartmann Koechlin cité plus haut, soit Diethelm
Koechlin de Hottingen, était lui-même venu de Wollishofen. La lecture
des registres de paroisse contenant de nombreuses inscriptions ayant
trait à notre famille a conduit à la filiation ascendante, à peu
près certaine, de Diethelm jusqu'à son grand-père. Ce Wollishofen,
également dans le voisinage immédiate de Zurich, a été incorporé de
même depuis lors à la ville.
La Notice
historique sur la famille Koechlin, de
M. Merian, qu'on trouvera ci-après en traduction française, semble
bien prouver que l'on se trouve vis-à-vis d'une souche commune fort
ancienne, très prolifique, dont de nombreux représentants on créé un
peu partout en Suisse, en Alsace, etc…, autant de branches
différentes dont il sera sans doute impossible de retrouver le
raccordement au tronc principal
En dehors des données sur les origines, nous avons
complété la présente édition en ajoutant, partout où jusqu'ici cela
faisait défaut, la profession, la résidence, les charges publiques ou
honorifiques, les distinctions obtenues, etc… A ce sujet, nous avons
consulté avec fruit : Histoire et généalogie de la famille Dollfus,
par Max Dollfus, la Généalogie de la famille Risler, par Ernest
Risler, l'Histoire documentaire de l'Industrie de Mulhouse et de ses
environs au XIXe siècle, publié par la Société Industrielle de
Mulhouse. En outre, tous les alliés ont leur case spéciale, mais
l'augmentation considérable de tableaux qui en serait résultée, nous
a fait renoncer à en poursuivre la descendance, du moins pour ceux
avant Samuel (no 38). Et enfin, à titre documentaire, nous avons pu
indiquer pour la première époque – jusqu'en 1800 environ – les
alliés de celui des conjoints issu d'une autre famille. Si nous ne les
avons pas données pour les temps récents, cela tient aux difficultés
à se les procurer au complet et pour éviter de prolonger inutilement
la publication d'un ouvrage auquel chaque jour, pour ainsi dire, apporte
des additions à l'état civil, et qu'il importait de publier le plus
rapidement possible.
Afin d'éviter les répétitions et d'apporter à nos
tableaux le plus de clarté possible, les renseignements concernant un
membre de la famille, lorsque ce dernier est marié, figurent à son
propre tableau ; lorsqu’il est célibataire, ces renseignements
figurent au tableau de ses parents. Le tableau unique de deux conjoints
membres de la famille, déjà parents avant leur alliance, porte le
numéro correspondant à l’ascendant le plus rapproché de l’origine.
Ainsi, si Rodolphe, fils de 323, a épousé Geneviève, fille du 375,
Rodolphe devant avoir le no 718 et Geneviève le no 807, le tableau des
conjoints portera le no 718. Dans le même ordre d’idées, les deux
conjoints pouvant ne pas être de la même génération, nous avons
préféré ne pas faire figurer en marge de chaque tableau le numéro d’ordre
de la génération.
Nous devons au talent bien connu de notre compatriote
et ami M. Camille Schlumberger, de Ribeauvillé, auteur des Portraits
Mulhousiens, et de nombreux arbres généalogiques, dont quelques
uns ornent la grande salle du Musée historique de Mulhouse, le beau
dessin du blason de notre famille que figure sous le no 1 sur la planche
d’armoiries dont un généreux parent (anonyme) a tenu à supporter
les frais d’impression, afin de permettre la publication de notre
ouvrage sans frais supplémentaires.
Il nous tient à cœur de les remercier ici tous deux,
ainsi que les personnes dont l’obligeant concours nous a été si
précieux : citons parmi ces dernières notamment :
Mme Jules Bourcart-Burnat, Mme Adrien
Dollfus-Schlumberger, Mme Edouard Doll-Frey et ses fils, M. Daniel Eck,
Mme Alfred Engel, M. Eugène Favre et ses fils, M. Rodolphe Koechlin, de
Vienne, M. Ragot, M. Charles Koechlin, de Bâle (malheureusement
décédé avant l’achèvement de cet ouvrage), M. Edmond Koechlin, de
Reichenberg (Bohême), M. Ernesto Koechlin, de Lima (Pérou), M ;
Edmond Schlumberger, M. Vicotre Schlumberger-Favre, Mme Vuilliemin-Gros,
M. Auguste Zundel-Kohler et M. Ernest Meininger qui, par ses recherches
tant aux archives qu’à l’état civil de Mulhouse, a pu combler bien
des lacunes et compléter les données concernant notamment nos
armoiries.
E.S. et G.K.
La présente publication, commencée en janvier 1912,
peut être considérée comme étant à jour en juillet 1913. Bien que
de nombreuses modifications aient été apportées à l’état civil
depuis cette époque, nous nous sommes donné pour tâche, afin de
satisfaire les parents qui ont eu l’aimable attention de nous les
communiquer, de les insérer jusqu’au moment du tirage, c’est à
dire d’août 1913 à mars 1914.