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Armoiries de la famille Koechlin

Origines Armoiries Edition 1892 Préface éd. 1914 Notice hist. 1914 Préface éd. 1975 Notice hist. 1975 Edition 1993 Prononciation

Armoiries des Intendants de Singenberg (B)
9.
Armoiries des Intendants de Singenberg (A)
8.
Blason des Singenberg dits Koechli
7.
Sceau de Joseph Singenberg, dit Koechlin de Zuckenriet
6.
Armoiries actuelles de la famille Koechlin
1.
Blason des Koechli de Schaffhouse
5.
Blason d'un Koechlin de Bâle
4.
Blason de Hartman Koechlin, oncle de Samuel
3.
Blason de Samuel Koechlin
2.


Ce texte est extrait de la Notice historique de l'édition 1914 des tableaux généalogiques de la famille Koechlin.

Nous reproduisons ici les blasons de la famille publiés dans l’édition de 1893, en y ajoutant deux nouveaux (2 et 3) concernant la branche de Mulhouse, qui ont à tort été négligés jusqu’ici, car leur valeur documentaire est importante. En effet, ils prouvent que les Koechlin mulhousiens se servaient au XVIIIe siècle d’armoiries qui différaient comme couleurs, cimiers et accessoires de celles de la famille de Zurich. Le raisin seul leur est commun.

Pour quelle raison la branche mulhousienne a-t-elle modifié ses armes ? Il est difficile de le savoir, faute de documents écrits, mais on peut supposer que l’auteur du changement est Josué Koechlin, maire de 1811 à 1841, qui fut le premier à faire peindre le blason zurichois sur le tableau des bourgmestres de l’Hôtel de ville. Il a eu certainement connaissance du manuscrit du pasteur Jean-Jacques Koechlin, de Bærentschweil dans lequel cet auteur affirme que Zurich et Mulhouse ont, dans leurs armoiries, un raisin avec une serpette, et ceci l’aura incité à négliger le modèle employé par son père, Samuel que nous donnons au no 1, pour adopter sans discussion le blason de Zurich.

Cette forme a été continuée pour les maires suivants et Ehrsam l’a accueilli sans autre dans le Bürgerbuch, lui donnant ainsi une consécration quasi officielle. Il est curieux de constater qu’un autre frère de Josué, Jean-Georges Koechlin, s’est servi des mêmes armes que son père, sauf que le buste du cimier a le visage de carnation. Il a aussi négligé l’encadrement du médaillon. Elles sont peintes sur une plaque d’église, portant la date de 1787, conservée au Musée historique de Mulhouse.

En termes héraldiques, les deux variantes de Mulhouse se blasonnent comme suit :

  1. Armoiries actuelles des branches de Zurich et de Mulhouse : D’or à un raisin de pourpre tigé au naturel avec deux feuilles de vignes de sinople et une serpette d’argent emmanchée de brun brochante sur le pas des feuilles. Cimier : le raisin de l’écu, sans la serpette, posé sur un tortil d’azur et d’or. Lambrequins : d’azur et d’or.
  2. Blason de Samuel Koechlin, peint en guise d’ex-libris dans une copie manuscrite de la chronique Fürstenberger, conservée aux Archives municipales de Mulhouse et datée de 1748. Il porte : dans un écusson ovale, entouré d’une bordure d’azur style Louis XV, sur champ de gueles, un raisin de pourpre à une tige et deux feuilles de sinople (sans serpette). Cimier : issant d’un tortil d’or et de gueules un Maure habillé de gueules, au col d’argent, ceinturé d’or à deux bouts flottants de même à senestre, tenant dans sa dextre le raison de l’écu. Lambrequins : de gueules et d’or.
  3. Il existe encore une autre variante de blason Koechlin de Mulhouse, soit celui de Hartmann Koechlin, oncle de Samuel, ci-dessus. Nous le reproduisons au numéro 3 de notre planche. Il date de 1735, année où il figure sur un tableau de garde-vignes conservé au Musée historique de Mulhouse. Il porte : de gueules à un raisin d’or tigé et feuillé (2) de sinople (sans serpette) qui figure également sur le cimier. Les lambrequins sont de gueules et d’or. Les autres armoiries de notre planche sont :
  4. Le blason Koechlin relevé sur l’armorial des bourgeois de Bâle. Il est le même que celui de la branche de Zurich, sauf que les lambrequins sont remplacés par un manteau d’hermine et d’azur bordé d’or, et que le cimier porte un demi-vol avec le raison et la serpette de l’écu.
  5. Blason des Koechli de Schaffhouse, tiré de l’armorial des bourgeois de Zurich, publié en 1605 par Dietrich Meyer. Dans ce même recueil, on trouve aussi les armes de la branche de Zurich, données ci-dessus au no 1.

Nous avons maintenu sur notre planche les différentes armoiries Singenberg (nos 6 à 9) de l’édition de 1893 ; quoique leur parenté avec les Koechlin ne soit nullement prouvé. Par contre, nous ajoutons à leur ancienne légende, que nous reproduisons ci-après, quelques explications et renseignements mettant les choses au point.

  1. D’après le sceau de Joseph Singenberg, dit Koechlin de Zuckenriet, apposé au bas d’actes de 1543.
  2. Blason des Singenberg dit Koechli, se trouvant dans l’Armorial de Dürsteler.
  3. Blason du troubadour (Minnesinger) Ulrich Truchess de Singenberg, relevé à la Bibliothèque nationale à Paris, ainsi qu'’ celle de Wurtzbourg, où il est fait mention de cette famille. Les écrits de Lassberg, von der Hagen, Uhland et d’autres parlent de ce troubadour.
  4. L’Armorial général de Rietstap et le Codex de Berlin attribuent des armes à peu près identiques à une famille Kuchler, de Bavière, maison éteinte : d’azur à un cerf rampant d’or. Cimier : une tête et col de cerf d’or.

  5. Blason d’Ulrich de Singenberg indiqué dans les registres de Saint-Gall, qui le mentionnent comme fondateur de l’hospice de cette ville et comme le frère (!) du troubadour de même nom.
    Il s’agit ici d’une famille complètement étrangère à celle du no 8. La différence entre les deux armoiries ne laisse aucun doute à cet égard.

Quant au blason Küchlin, famille dont il est question dans la notice historique de cette édition (1914) et qui ne concerne en rien diverses souches des Koechlin, l’édition de 1893 en signale un qui figure sur un vitrail de l’Hôtel de Cluny, à Paris.

Monsieur Raymond Koechlin nous a rendu attentif à un autre vitrail existant à la cathédrale de Fribourg (Bade) sous le nom d’un Kuechlin, qui présente une roue de voiture à huit rayons, avec deux proboscides en guise de cimier. Ce sont là évidemment les armes des Küchlin de la Souabe, données par les armoriaux déjà cités de Rietstap et du Codex de Berlin, portant : d’argent à une roue de six rayons de gueules, avec, sur le cimier, une tête et col de chien braque d’argent, l’oreille de gueules. Lambrequins : gueules et d’argent.

Rietstap mentionne encore une famille Kuchlein ou Cuchelinus, de Bois-le-Duc (Hollande) dont le blason écartelé ne ressemble en rien à ceux qui précèdent.

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Dernière modification de cette page : 23/11/2008