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Notice historique sur la famille Koechlin

Origines Armoiries Edition 1892 Préface éd. 1914 Notice hist. 1914 Préface éd. 1975 Notice hist. 1975 Edition 1993 Prononciation

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Patronyme

Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

De même que l’appellation patronymique KOCH, en français cuisiner, dérive de la profession correspondant à ce nom, il est évident que son diminutif KOECHLI ou KOECHLIN doit également son origine à cette même profession exercée jadis par un membre de la famille. Parfois on a pu l’employer comme surnom, mais, ans la majorité des cas, on doit le considérer comme dû réellement à ladite profession ou en rapport direct avec l’art culinaire, d’ailleurs fort considéré de tout temps.

Dans divers endroits, (cf. carte générale de la région concernée) par exemple à Bâle au XVème siècle, à Schaffhouse, etc…, on s’est servi des désignations patronymiques KOECH ou KOECHLI indifféremment pour les membres de la même famille, parfois pour la même personne. Aujourd’hui encore il existe, dans quelques-unes de ces localités, des familles portant l’un et l’autre de ces deux noms, séparées maintenant de fait, mais très probablement d’une seule et commune origine. Dans d’autres régions, notamment pendant le XVe et le XVIe siècle, où les noms doubles étaient fréquemment usités, les noms de KOCH et KOECHLI apparurent souvent accolés à d’autres noms de famille, mais on renonça assez vite à cette coutume.

Dans ces conditions, les familles KOECH et KOECHLI étant très nombreuses depuis des siècles dans la plupart des pays de langue allemande, il découle nécessairement de ce qui précède que tous les porteurs de ces noms ne sauraient être issus d’une seule et même souche. La fréquence des dits noms s’explique par le fait que jadis on appelait cuisiniers non seulement les préposés en chef de cet office dans les châteaux ou autres résidences, mais aussi les aubergistes qui donnaient à manger et les propriétaires de pensions dans les villes et les villages, de sorte que peu à peu des familles paysannes se virent octroyer le nom patronymique dérivant de ces professions et états.

Ce n’est que lorsque les noms de famille commencèrent à prendre une forme invariable, ce qui pour KOECH, KOECHLI, KOCHLIN, KOECHLY, etc…, dura jusqu’au XVIIe siècle environ, que les souches diverses de ces homonymes purent être définitivement distinguées les unes des autres et qu’elles restèrent séparées.

Parmi les lignées actuellement existantes du nom de KOECHLIN, celle qui jouit du droit de bourgeoisie à Mulhouse, en Alsace, depuis le début du XVIIe siècle, est originaire des environs de Zurich, où elle est encore actuellement représentée. Plus récemment, elle s’est répandue dans le reste de l’Alsace, en France, dans le Haut-Rhin badois et à Bâle. C’est la lignée la plus connue et la plus considérée.

Mais, bien avant le XVIIe siècle, on trouve le nom de KOECHLIN, dans ses orthographes diverses, aussi bien à Mulhouse qu’en Alsace, dans les Brisgau, à Bâle et ses environs, comme à Zurich et en d’autres lieux. En dehors de quelques paysans des environs de Bâle et de la Haute-Alsace, porteurs du nom, mentionnés dans des registres de cens et de redevances à des dates indéterminées de la fin du XIIIe jusqu’à la fin du XIVe siècle, il y a lieu de signaler Jean Koechlin, prêtre à Colmar, cité dans un document de 1389.

Koechlin, le meunier, bourgeois de Mulhouse et membre du Conseil, est mentionné comme témoin dans un autre document, daté de 1406 ; puis l’on trouve, dans le registre de la taille de cette ville, de 1418, un Koechelin, le vieux, également sans prénom, mais qui doit être identique au susdit meunier. De ce meunier sont certainement issus une série de porteurs du nom de KOECHLIN ou KOECHELIN, qui jusque vers la fin du XVe siècle paraissent dans les registres de la taille et dans des documents mulhousiens de l’époque et qui sont désignés comme habitant cette ville. Cette première souche paraît s’être s’éteinte entre 1471 et 1489.

Werner Köchli, moine de Lucelle en Haute-Alsace, est mentionné dans le registre mortuaire de ce couvent cistercien à la date de 1412.

En 1401, il existait à Rœtelen, près de Lœrrach, dans le grand-duché actuel de Bade, des KOECHLIN et, à peu près vers la même époque, également à Fribourg-en-Brisgau. Par contre, la vieille famille noble fribougeoise des KUECHLIN, KUECHELIN ou KUECHEL, connu à partir de la moitié du XIIIe siècle et éteinte au XVIe siècle, dont quelques membres, en partie gens d’Église, ont été incorporés dans des généalogies de la famille KOECHLIN publiées dans le tempes, cette famille noble, disons-nous, n’a aucun rapport avec les KOECHLIN. En effet, les plus anciennes appellations documentaires de la susdite famille sont invariablement orthographiées Kuechli, Chuchelinus, Chükelj, Küchili et, plus tard, un village près de Fribourg, qu’elle possédait en fief et qui existe encore aujourd’hui, fut probablement nommé à cause d’elle Kiechlinsbergen (cf. carte). Du reste, les armoiries de ces KUECHLIN n’ont aucune ressemblance avec les blasons KOECHLIN connus. (On trouve sur un vitrail de l’hôtel Cluny à Paris, à la date de 1620, les armoiries de Begunda Küchlin, dans lesquelles figure une tête de vache… Annotation de l’édition généalogique de 1893.)

Il en résulte que les dénominations ci-dessus dérivant plutôt de Kuchen, Kuechin, Kuch – noms portés du XIVe au XVIe siècle par une lignée de l’ancien comté rural de Baar appartenant alors aux Fürstenberg et par une autre vivant, à la même époque, dans le Brigau – sont à considérer comme des surnoms. Par conséquent, lorsque des membres de la famille KUECHLIN ont été appelés par-ci par-là plus tard KOECHELIN, cela provient de l’ignorance ou de l’inattention du rédacteur des documents en question. Le nom de Küchlin est encore porté, d’ailleurs, de nos jours dans quelques régions de la Suisse et de l’Allemagne.

Patronyme

Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

A Bâle

A Bâle sont mentionnés d’abord Henma Köchlin, fils de Nicolas zum Brunnen, le cuisinier et He. Köchelin, le mesureur de grains, de Hagenthal, dans le Sundgau, qui tous les y obtinrent le droit de bourgeoisie en 1393 pour leur participation à la campagne de la ville contre Muttenz, près Bâle. Le premier d’entre eux est probablement identique à Henman Kochli, l’aubergiste, bourgeois de Bâle, qui acheta, en 1401, la maison dite "zum Obern Tanz", située dans la rue de Fer et célèbre plus tard par les peintures de Holbein. Ce même personnage est ensuite mentionné en 1402, sous le nom de Henman Köchli, l’aubergiste "zum Tanz", avec Enneli (Annette), sa femme, laquelle Ennelina, épouse de He. Köchli, suivant un autre document de 1405, était une fille de Hans Verabende (Jean Feyerabend), le cuisinier et bourgeois de Bâle.

Le second personne, He. Köchelin, de Hagenthal, le mesureur de grains, était certainement le même que Henman Köchlin, de Hegenheim, qui, en qualité de mesureur de grains et bourgeois de Bâle, est cité souvent dans des documents de cette époque et qui vécut au moins jusqu’en 1411. Par sa femme Angnes (Agnès), il devint père d’un fils :

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Conrad Köchlin, ainsi que d’une fille,

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Greda (Marguerite) Köchlis, mariée, en premières noces, à Henri Zscheggenbürlin, issus de la famille connue des changeurs et patriciens, qui fut membre du tribunal de la ville à partir de 1396. Il mourut en 1408, laissant un fils Jean Zscheggenbürlin, qui devin plus tard zunftmestre en chef de Bâle. En secondes noces, Greda, épousa Dietschin Schultheiss, de Sursée, bourgeois de Bâle et est encore citée en 1434 et en 1439 comme veuve de ce dernier.

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Enfin, He. Köchlin doit être le père d’un deuxième fils, peut-être plus âgé, soit de

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Henmann Koechli, également mesureur de grains en 1406, mais qualifié de "le jeune". A cette date, celui-ci achète une propriété au Spalenberg avec sa femme Enneli. En 1429, une Ennelin Köchlis ; probablement la même, alors veuve, ou une fille de celle-ci, acquitte l’impôt sur une fortune de 50 à 100 florins. En outre, en 1411, un Henmann Köchli est bourgeois et juge à Rheinfelden. Nous ignorons cependant ce qu’il pouvait avoir de commun avec l’un des ses deux homonymes de Bâle.

Dans cette dernière ville vécurent encore par la suite, jusqu’au commencement du XVIIIe siècle, différents porteurs du nom, dont la filiation est indécise, sauf pour deux lignes qui s’éteignirent au XVIIe siècle, dont l’une se fixa à Bâle, en 1614, en la personne de Jean-Sébastien Köchlin, le cordonnier de Schaffhouse, et y obtint le droit de bourgeoisie. En dehors de ceux qui précèdent, il y avait à Liestal (cf. carte), déjà avant la Réforme, une famille du nom de KÖCHLIN, qui y a encore actuellement des descendants et dont des membres résidèrent temporairement à Bâle, ainsi qu’à Illzach(1), près de Mulhouse. Ces KÖCHLIN portaient, au XVIe siècle, souvent le nom de Löw accolé au leur.

(1) Ambroise Koechlin, originaire de Liestal (Suisse), épouse en 1665, à Illzach, Anna Hassler qui lui donna trois fils : Ambroise, né en 1665 qui, marié à Élisabeth Zurcher, eut un fils Ambroise, né en 1698 ; Sébastien, né en 1668 ; Adam, né en 1670. Cette branche d’Illzach a dû s’éteindre ou a émigré après 1698, car il n’en est plus question après cette date.

Patronyme

Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

A Zurich

A Zurich paraît, au XIVe siècle, pendant quelque temps, une famille KOECHLIN ou KOECHLI. Henri Köchli, bourgeois de Zurich, vivait vers 1320, suivant le registre des anniversaires. Jean Köchlin, prêtre, qui en 1339, avait la prébende de l’autel de Saint-Gall à la cathédrale de Zurich, mourut, d’après le même registre, en 1350. Hänsli (Jannot) Köchli, au Kratz, sur le territoire de l’ancienne commune rurale Enge, aurait vécut en 1386.

A Constance

A Constance, on cite Conradus dit Köchli, razor Constantiensis (barbier de Constance), en 1361. Plus tard, Joseph de Singenberg dit Koechli(2), et sa femme Dorothée Goldast résidèrent, dit-on, encore en 1461, à Constance et Etienne Singenberg dit Koechli demeurait, en 1471, à Saint-Gall. Ensuite Joseph Singenberg dit Koechli zu Zuckenriet, ou plus tard von Zuckenriet, lequel appelé aussi Kuchli, conseiller du prince-abbé de Saint-Gall, est nommé, en 1536, tuteur de Conégonde Manz de Roggwil, veuve de Louis de Helmsdorf, conseiller saint-gallois, landhofmestre et colonel, puis conseiller wurtembergois. En 1543, le même acheta de la dit veuve, sa pupille, de concerta avec Jean Moser, les droits seigneuriaux du château et du village de Zuckenriet, situés dans le canton actuel de Saint-Gall, ainsi que d’autres biens, après quoi les deux acquéreurs revendirent, encore la même année, la dite seigneurie de Zuckenriet à l’abbaye de Saint-Gall.

Ces Singenberg dit Koechli ont pu amener d’anciens historiographes zurichois de la famille à supposer que l’origine de leur souche remontait aux écuyers tranchants (et non intendants) ou "Truchsess" de Singenberg, qui, après la destruction du château-fort de c nom par les gens d’Appenzell en 1405 ; se seraient retirés à Saint-Gall, Constance et d’autres lieux, et auraient adopté le nom de Koechli et la roture bourgeoise ordinaire dans ces villes.

L’authenticité d’une pareille affirmation est à nier formellement, car les vrais nobles de Singenberg étaient éteints depuis longtemps lors de la destruction mentionnée du château construit par eux, et cela déjà depuis 1267, de sorte que leurs propriétés, fiefs de l’abbaye de Saint-Gall, firent retour au couvent et furent ensuite données par les abbés, avec le château, successivement à d’autres familles dont les destinées sont suffisamment connues, soit en fiefs, en gages ou d’autre manière.

La dénomination KOECHLI n’a donc ici, sans aucun doute possible, que la valeur d’un surnom accolé au nom d’une souche roturière, même non affranchie au début, mentionnée dans les pays du couvent de Saint-Gall à partir de 1374, année où Adélaïde Singenberg, serve de Rodolphe de Rosenberg, fit un legs à l’église de Henau, près de Wyl, dans le Toggenbourg inférieur. Plus tard cette souche paraît s’être transplantée dans la ville de Saint-Gall, puis ensuite, au XVIe siècle, de Saint-Gall à Zurich(3), où d’ailleurs ses membres ne portèrent plus le surnom de KOECHLI et où ils obtinrent le droit de bourgeoisie. Dans ces deux villes, le nom de Singenberg est éteint depuis longtemps et n’a jamais, ainsi qu’une autre famille d’homonymes établie au XVIIe et au XVIIIe siècle à Brugg, dans le canton d’Argovie actuel, rien eu de commun avec les véritables KOECHLIN ou KOECHLI.

De semblables surnoms, qui, comme déjà dit, devinrent de véritables noms doubles, n’avaient absolument rien d’extraordinaire jusque vers la fin du XVIe siècle, de sorte qu’il est souvent difficile, pour ces familles, de les rattacher à leur véritable souche, d’autant plus que si parfois le surnom disparaissait, il arrivait aussi que le nom proprement dit étaient abandonné au profit du surnom. Mais ce cas n’a pas pu se produire pour les KOECHLIN, qui existaient déjà à Zurich et dans d’autres endroits bien avant l’apparition des Singenberg dit Koechlin.

Jean Adlischwyler, de Rapperswil (cf. carte), reçu bourgeois de Zurich en 1491, beau-père du théologien-réformateur zurichois bien connu, le pasteur en chef Henri Bullinger, reçut de ses contemporains, suivant les mémoires de famille laissés par ce dernier, le surnom de Hänsli (Jeannot) Köchli, à cause de ses talents de cuisine, qu’il eut l’occasion de faire valoir d’abord chez l’abbé Ulrich Trinkler, de Cappel, et chez le célèbre bourgmestre Jean Waldmann, de Zurich, puis en qualité de restaurateur (Stubenknecht) des tribus "zum Weggen" et de la Mésange, ensuite comme aubergiste de l’Alsacien à Zurich, et finalement, en 1512, comme cuisiner du capitaine zurichois lors de la campagne des Confédérés en Italie, où il mourut devant Pavie. Ce surnom en diminutif lui venait aussi de sa taille petite et replète, mais il ne se transmit nullement à sa descendance et, au surplus, la famille Adlischweiler n’a jamais rien eu de commun avec les véritables KOECHLI de Zurich.

(2) C’est le personnage cité dans le manuscrit du pasteur Jean-Jacques Koechlin, de Bærentschweil et à qui Goldast, dans la nouvelle édition de Stumpff, a accolé le particule de qui ne lui revenait certainement pas.

(3) Le 27 octobre 1564, le magistrat de Mulhouse informe Georges Singenberg, bourgeois de Zurich, que Melchior Singenberg, ouvrier armurier, fils de son frère David Singenberg, défunt, bourgeois de Bâle, vient de mourir. Ce document figure au Contracten-Protokoll XVII des Archives, entre les pages 516-519.

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Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

A Schaffhouse

A Schaffhouse apparaissent, en 1490, un Jean Köchli et sa femme qui vendirent, de concert avec les époux Hensli Grosshans, de Buchthalen (cf. carte), près de Schaffhouse, au couvent de femmes de Sainte-Agnès à Schaffhouse, une forêt située près de Doerflingen, dans le compté de Nellenburg (lequel fait maintenant partie intégrante du canton de Schaffhouse). Les descendants de cette lignée comptèrent plus tard dans leurs rangs des pasteurs, puis des membres du Conseil de leur ville natale et, au XVIIIe siècle, des bourgmestres et des pasteurs en chef. Les anciens écrits familiaux des KOECHLIN de Zurich revendiquent aussi pour eux une communauté de souche avec cette lignée de Schaffhouse, qui y était encore représentée au XIXe siècle et dont, comme mentionnée plus haut, un rameau eut passagèrement le droit de bourgeoisie à Bâle. Mais le fait semble douteux car les armoiries des KOECHLIN de Schaffhouse sont tout autres que celles de la famille de Zurich(4).

Un Jean Koechlin, dont on ignore la provenance et la souche, fut, en 1562, chapelain à Kaiserstuhl (cf. carte) dans le canton actuel d’Argovie. A citer encore, comme vivant en 1538, un Jean Hert dit Köchlin, de Jestetten dans le Klettgau (actuellement dans le grand-duché d Bade), localité voisine de Schaffhouse.

(4) Voir le blason 5 de la planche des armoiries.

 

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Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

En dehors des diverses familles susmentionnées au nom de Koechlin, répandues autrefois dans le Sud de l’Allemagne et dans le Nord de la Suisse, auxquelles il y a lieu d’ajouter encore une branche à Stein-am-Rhein, dans le canton de Schaffhouse, il y eut d’ailleurs des porteurs de ce nom, dès le XVe siècle, dans les territoires intérieurs et de l’Ouest de la Confédération.

Dans la ville de Bremgarten (cf. carte), alors ville autrichienne, mais immédiatement après conquise par les Confédérés et qui est située maintenant dans le soi-disant bailliage franc d’Argovie, vivait en 1415, suivant le rôle de guerre des habitants établi alors, un Heini (Henri) KÖCHLI qui est cité ensuite à diverses reprises, de 1423 à 1429, comme membre du Conseil sous le nom de Henry Koechly, Köchli et Köchlin. Un Erhard KÖCHLIN, également de Bremegarten, mentionné déjà en 1604, en qualité de prêtre à Lucerne, devint, en 1610, prévôt des chanoines de Saint-Léger de cette ville, dignité qu’il conserva jusqu’à sa mort, en 1637.

Puis Welty KOECHLY, de Schwyz, s’engagea, en 1466, comme mercenaire au service de la ville de Mulhouse. Jost KÖCHLI, trésorier de Schwyz, paraît vers 1500. A Lucerne, on trouve Lazare KOCHLY, qui se fit immatriculer en 1513 à l’Université de Fribourg-en-Bresgau, comme Baccalaurens Artium, Jost KOCHLY, dont la sœur Marthe était mariée à François Armbruster, de Berne qui, lieutenant-colonel au service de France, périt avant elle, en 1527, devant Alexandrie (Italie). Ce Jost Kochly, membre du Petit Conseil à Lucerne, en 1522, fut nommé, la même année, pour l’État de Lucerne, capitaine délégué à Wyl, dans le territoire du prince-abbé de Saint Gall. Ce dernier avait conclu un traité d’alliance et de protection avec les quatre villes confédérées de Zurich, Lucerne, Schwyz et Glaris (cf. carte), qui déléguaient à tour de rôle auprès de lui, pour deux ans, un officier prenant aussi le titre de "Landes-Hauptmann" des troupes de la dite abbaye. Jost Köchli est cité maintes fois en cette qualité avant la Réforme, mais on ignore si plus tard il continua a être au service de l’abbé de Saint Gall.

Un Joss ou Joseph Kochli, probablement son fils, ressortissant de l’abbaye de Saint Gall (et non bourgeois de la ville de Saint-Gall, ainsi que le prétendent d’anciennes indications de famille), fut, en 1552, capitaine au service du roi de France. Ensuite, un autre Jost Köchlin, de Lucerne, devint landvogt à Weggis en 1531. Elisabeth Köchlin apporta en dot la "Grande cour" de Weggis à son mari, le damoiseau Josué Grebel, issu de la souche zurichoise bien connue de ce nom, qui fut admis, en 1551, à la bourgeoisie de Lucerne et nommé ensuite membre du Grand Conseil de cette ville, ainsi que par trois fois landvogt à Weggis. Wolfgang Koechlin, de Lucerne, vivait encore en 1624. En outre, Bourcard Koechlin était membre du Grand Conseil de Berne en l’an 1477.

 

Toutes ces familles KOECHLIN de Schwyz, Lucerne et Berne, dont peut-être les deux premières ne font qu’une, ainsi que celle de Bremgarten, étaient du reste éteintes déjà au commencement du 19e siècle.

Enfin, en 1459, Laurent Kochli devint podestat ou landvogt du comté de Worms ou Bormio, anciennement placé sous la domination des Trois Ligues grises, mais faisant partie aujourd’hui de la province italienne de Sondrio.

 

Aucune de toutes les familles et branches susmentionnées ne paraît avoir une parenté quelconque avec la souche actuelle et connue de Zurich, Mulhouse et Bâle, et les affirmations d’une origine commune que contiennent d’anciennes chroniques de famille de Zurich, avec noms à l’appui, sont pour le moins très sujettes à caution. De même, les divers prêtres mentionnés par d’autres livres de famille, comme ayant vécu dans le second moitié du 13e siècle à Mulhouse, etc…, et portant un nom semblable à celui de KOECHLIN, n’en était pas du tout et appartenaient, comme déjà dit, à la lignée noble et depuis longtemps éteinte de Kuechlin ou Kuechelin, de Fribourg-en-Brisgau. Au surplus, les noms de Koechlin, Kuechlin et Kiechlin ont été si souvent confondus jadis dans les documents, qu’il est aujourd’hui souvent difficile de les classer exactement.

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Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

La famille actuelle des KOECHLIN de Zurich et ses environs, de Mulhouse, de Bâle, etc…, par contre, remonte très probablement à Jean KÖCHLIN, de Stein-am-Rhein, qui, en l’an 1440, obtint le droit de bourgeoisie à Zurich, car ce n’est qu’à partir de lui qu’on peut prouver l’existence ininterrompue de la famille à Zurich et environs où, après une courte apparition au 14e siècle, le nom n’avait plus été cité depuis 1386. Cette lignée a sans doute une origine commune avec la famille Koch, qui apparaît en même temps que les Koechlin dans la dite ville de Stein(5)

(5) Cette ville fut, jusqu’en 1457, la propriété des barons de Klingenberg, année où elle se libéra d’eux par voie d’achat, obtenant ainsi la franchise de l’Empire mais, après une alliance de 25 ans avec Zurich et Schaffhouse, elle se mit elle-même sous la protection et la souveraineté de Zurich, afin d’être mieux protégée contre la noblesse du Hegau l’entourant et, en même temps, débarrassée de ses dettes. Stein-am-Rhin a été attribué, en 1803, au canton de Schaffhouse.

La famille Köch, mentionnée dès 1402, donna à la ville de Stein plusieurs bourgmestres au 16e et au 18e siècle. Au 17e siècle, un rameau s’en détacha et se transplanta à Zurich où sa descendance est encore asse répandue. Les deux lignées Köchli et Koch se maintinrent à Stein jusqu’au 18e siècle au moins ; celle des Köchli, comme elle était appelée le plus souvent à Stein, y semble cependant éteinte aujourd’hui. Parmi ces membres on connaît entre autres :

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Herman Köchlin qui, en 1465, possédait un étal de chaussures devant l’hôpital, devint, en 1469, conseiller de la ville et est mentionné de nouveau, en 1472, avec son étal de chaussures, sous le nom de Hermann Koch.

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Jean Köchli, juge à Stein, en 1472. Ensuite un deuxième

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Hermann Köchli qui, ‘Frühmesser’ (prêtre disant la première messe) à la chapelle de Saint Pierre de l’église conventuelle, aujourd’hui église paroissiale de Stein, échange, en 1472, fonctions et revenues avec Henri Koch, curé de Rôtfeld, maintenant Rothfelden, près de Nagold, dans le Wurtemberg, où le couvent de bénédictins de Stein possédait la collation.

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Laurent Köchlin, bourgeois de Stein, cité plusieurs fois en 1595 et en 1596 et, enfin, un troisième

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Hermann Köchli qui, en 1604, devint bourgmestre de Stein.

Après sont établissement à Zurich en 1440, la famille paraît s’être bientôt répandue en grande partie, ou peut-être même dans sa totalité, dans les localités voisines. Les registres d’imposition de 1467-1468 ne mentionnent pas encore le nom parmi les imposées de la campagne zurichoise mais, en 1470, les rôles contiennent déjà deux Georges Köchli à Wiedikon, avec leurs femmes ; probablement le père et fils, dont l’un payait 3 schillings et l’autre 1 schilling d’impôt foncier. En outre, il y est question d’un Henri Kôchli à Riesbach. Dans la ville de Zurich, par contre, d’après ces mêmes rôles de 1470, il n’y aurait plus aucun porter du nom de Köchli, de sorte qu’alors, suivant les apparences, toute la famille ne comprenait que les deux Georges Köchli et Wiedikon et le Henri Köchli de Riesbach (cf. carte). Pendant que cette dernière localité et, en général, sur la rive droite du lac de Zurich et de la Limmat, la souche ne fut pas continuée, elle s’étendit au contraire fortement et très rapidement à Wiedikon et en d’autres endroits de la rive gauche du lac et du fleuve.

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Aberli Köchli acheta, en 1494, dans le baillage forestier de Wiedikon, le "champ Köchli", près de Kräuel, dans le champ de la Sihl, appelé plus tard Aussersihl.

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Martin Köchli, de Wiedikon, fut puni en 1495 d’une amende de 10 schillings pour s’être laissé enrôler pour la guerre, sans doute en Italie, où la France combattait alors contre l’empereur.

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Jean Köechli, sous-bailli, obtint en 1500, un champ de la commune de Wiedikon. En 1516, la propriété de ce sous-bailli portait son nom : " Vogt Köchlis Gut ". En 1521, le même Jean Köchli, sous-bailli à Wiedikon, reçut de l’abbesse du chapitre de Notre Dame de Zurich la cour appelée " Wilhöfli " à Wiedikon et encore, en 1533, il est fait mention d’une maison du même sous-bailli.

Sur le rôle du " Glückshafen " de la fête de tire de Zurich de 1504, ne figurent pas moins de 15 membres de plusieurs ménages Köechli demeurant à Wiedikon, hommes, femmes et enfants. De même, 11 personnes du nom à Enge, 6 à Wollishofen, 1 à Schlieren, 1 à Urdorf (cf. carte) et, enfin, de nouveau à Zurich même, inscrits comme participants ou comme parents de participants.

Dans cette dernière ville, où les membres de la famille qui étaient allés s’établir aux environs s’étaient, au début, réservés le droit de bourgeoisie, plusieurs branches revinrent s’y fixer à partir du commencement du 16e siècle et certains de leurs membres obtinrent bientôt accès dans les Conseils ainsi qu’à diverses fonctions publiques.

Peu de temps après la mention, en 1504, d’un Jacques Köchli, fils de Martin Köchli, de Zurich, sur le rôle " Glückshafen " (ce dernier peut être identique avec le Martin Köchli, de Wiedikon, puni en 1495 pour avoir fait du service militaire à l’étranger), on trouve à Zurich un Barthélemy Köchlin qui pourrait aussi être le même que Bartlime Köchli inscrit sur le rôle de 1504 avec sa sœur Madeleine et ses frères Jean et Georges Köchli ; d’Enge et qui, en 1526, entra au Grand Conseil comme XII de la tribu " zum Kämbel ". Il devint ensuite successivement, en 1531, Amtmann de l’église Notre Dame, en 1541, zunftmestre de la dite tribu " zum Kämbel " et membre du Petit Conseil, en 1544 " Sihlherr " c’est à dire administrateur de la foret de Sihl, près de l’Albisberg, en 1549, grand-bailli à Horgen et, en 1553, directeur des constructions. Il fut tué, en 1555, par une poutre jetée du haut d’une maison en démolition et sa femme, Catherine Fänner le suivit dans la tombe en 1556.

Leur fils Nicolas Köchli, né vers 1517, devint un des XII de la tribu des Kämbel et membre du Grand Conseil en 1547, chambellan du chapitre de la cathédrale en 1548, scribe du tribunal matrimonial en 1551, préposé en chef (Obmann) des Franciscains ou surveillant de l’administration des biens du couvent en 1554-1571, Conseilleur de la susdite tribu et membre du Petit Conseil en 1566. Il mourut en 1582. Il avait été marié, en premières noces, à Dorothée Ottlin et, en secondes noces, en 1575, à Catherine Burkhardt. Dans les registres de baptêmes de Zurich on ne trouve inscrits, comme issus de lui, que Jean Barthélemy, né en 1555, Cléophée, née en 1556 et Jacques, né en 1558. En cette dernière année, il y est mentionné comme parrain d’une fille d’Ulrich Zwingli, pasteur de l’église des Prêcheurs et professeur de langue hébraïque et de l’ancien Testament au Collège supérieur de Zurich, un fils du célèbre réformateur zurichois. En 1574, on le trouve également parrain d’une fille du beau-frère d’Ulrich Zwingli, Louis Lavater, archidiacre et chanoine du chapitre de la cathédrale, plus tard pasteur en chef de Zurich. Nicolas Köchli était donc un homme très considéré et lié d’amitié avec les gens d’Eglise de son temps. Il était vraisemblablement propriétaire du bien déjà mentionné de Wiedikon, appelé " Vogt Köchlis Gut ", désigné plus tard, sans doute d’après lui, sous le nom de " Obmann Köchlis Guth ", de sorte qu’il y a lieu d’admettre que la lignée, tout en ne paraissant pas descendre directement de l’ancien sous-bailli Jean Köchli de Wiedikon, n’en était pas moins en parenté assez rapprochée.

Jean-Jacques Köchli, un des XII de la tribu du Kämbel et membre du Grand Conseil en 1583, grand-bailli à Hegi, près de Winterthur, en 1594, mourut en 1602 à Winterthur en tombant par la fenêtre pendant son sommeil et fut enterré à Zurich. Il avait épousé, en 1578, Suzanne Kramer, qui ne lui donna point d’enfants et qui se remaria, en 1605, avec Jean-Jacques Geszner, plus tard zunftmestre de la tribu du Safran et membre du Petit Conseil, et également grand-bailli à Hegi. Il n’est pas certain que ce Jean-Jacques Köchli soit le même que le fils, né en 1558, du conseiller Nicolas Köchlin car, à cette époque, on trouve plusieurs porteurs du nom et prénoms. En outre, il a encore lieu de citer ici :

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Jean-Henri Köchli, un des XII de la tribu du Kämbel en 1574, mort en 1575.

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Elisabeth Köchli, morte dans les années 1590, qui devint, en 1576, la deuxième des trois épouses de Burkhardt Leemann, né en 1531, décédé en 1613, pasteur de l’église des Prêcheurs et ancien professeur de langue hébraïque au Collège supérieur, plus tard pasteur de l’église Notre Dame et enfin pasteur en chef de la cathédrale de Zurich. Et, enfin

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Catherine Köchli, qui devint, en 1584, la troisième femme du damoiseau Alexandre Stockar zu Wyden, de Schaffhouse, reçu bourgeois de Zurich en 1568. Ce dernier, né en 1537, mourut en 1611 comme bailli de la maison dite " Schaffhauser Haus ", de Zurich.

Patronyme

Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

D’autres membres de la famille Köchli continuèrent à résider dans les environs de Zurich et leur descendance se poursuivit notamment à Wiedikon, Enge, Wollishofen et Schlieren. Comme les habitants des deux premiers endroits étaient obligés, jusque dans les temps plus récents, de se faire baptiser, marier et enterrer dans la ville de Zurich, et que dans les anciens registres de paroisse, très incomplets, l’origine est rarement indiquée, il est très difficile de distinguer tous ces Köchli entre eux, et même de leurs homonymes de la ville, à moins de recherches d’archives spéciales. C’est donc en puisant à d’autres sources qu’on parvient à en mentionner quelques-uns, comme par exemple :

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Gorius (Grégoire) Köchli qui reçut, en 1560, en compagnie de Nicolas zur Linden et d’Uli Meyer, de Wiedikon, de l’hôpital de Zurich, agissant en qualité de successeur légal de l’ancien couvent des femmes de Seldenau, près de Zurich (maintenant Selnau, un quartier de Zurich, canton 1), une lettre d’investiture de la cour dite Kelnhof, à Wiedikon, qu’ils détenaient en emphytéose héréditaire.

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Georges Köchli de Wollishofen prit part à la compagne des confédérés dans le milanais, en 1515, sous les ordres du capitaine Jean Ziegler, de Zurich, et a dû, dans ces conditions, assister à la célèbre bataille de Marignan. Un autre membre de cette branche,

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Diethelm Köchli, apparemment un fils de Jean Köchli de Wollishofen, et de Vérène Hausherr, qu’il épousa en 1542 à l’église de Kilchberg, alors encore une paroisse de Wollishofen, traversa, dans la seconde moitié du 16e siècle, le lac pour se fixer à Hottingen (cf. carte), situé sur la rive droite de la Limmat, par suite de son premier mariage avec une jeune fille de cet endroit. Il y créa un nouveau rameau sur lequel nous reviendrons plus loin. (C'est avec ce Diethelm et son père que commencent les tableaux généalogiques de la famille.)

A Schlieren, situé plus loin sur la rive gauche du fleuve, la famille Köchli était, surtout au milieu du 16e siècle, fort nombreuse et il semble que, entre 1504 et 1550, il y ait eu divers porteurs du nom d’autres localités qui s’y soient fixés et qui seraient retournés ensuite, en partie, chez eux. Gébhard Köchli, de Schlieren, obtint en 1552, que la cour de l’hôpital possédée par lui et "ses ancêtres" en qualité d’emphytéose ordinaire, fut transformée en emphytéose héréditaire. A cette occasion, on cite comme propriétés voisines les champs de l’hôpital d’Uli (Ulrich) Köchli et les champs de Junghauss (le jeune Jean) Köchli. Uli Köchli était, en 1560, le représentant du corps des villageois de Schlieren, à l’occasion d’une décision du landvogt de Baden en Argovie, à qui ressortissait alors ce village devenu zurichois plus tard, dans une contestation entre les ‘domiciliés’ et les bourgeois de Schlieren au sujet de la jouissance de champs, de forets, du droit de vote, etc…

Dans les registres de baptêmes de Schlieren, enfin, l’on trouve, entre 1553 et 1570, encore mentionnés comme pères ou comme parrains : Hugues, Jean, Conrad, Pierre, Erhard, Nicolas, Melchior, Itel, Hans, Gallus, Henri, Josse et Jacques Köchli, soit toute une série de membres masculins adultes de la famille vivant à la même époque.

De tous ces endroits du voisinage, dont il vient d’être question, il y eut plus tard quelques membres de la famille qui retournèrent à Zurich. Seulement, ils durent y acquérir à nouveau le droit de bourgeoisie perdu par suite d’une absence trop prolongée. Pierre Köchli, sans doute de Wiedikon, où un homonyme est mentionné à cette date, devint, en 1553, bourgeois de Zurich, contre la taxe de 3 florins rhénans. Georges Köchli, polisseur d’Enge, obtint en 1564, le même droit de bourgeoisie, au même taux, les couteliers et armuriers ayant demandé son admission. Jean-Jacques Köchli ou Köchlin, le tisserand de Wiedikon, devint bourgeois de la ville en 1607 et Jean-Henri Köchli de Schlieren, obtint encore, en 1666, comme employé de la gabelle à Zurich, la confirmation du droit de bourgeoisie de la ville (cf. tableau généalogique de la branche de Zurich) qu’avait possédé son grand-père, né à Zurich, qui s’était retiré plus tard à la " Cour des Koechlin " à Schlieren, mais que son père (fils de ce dernier) avait négligé de maintenir pour sa descendance. Ces détails sont donnés dans la demande faite par Jean-Henri Köchli. De celui-ci est issue la seule vieille souche bourgeoise des Köchlin de Zurich (nom qu’elle porte aussi maintenant), encore existante, mais elle ne compte plus que de rares membres résidant à Bâle et à Zumikon (canton de Zurich). Toutes les autres anciennes branches du nom, de Zurich, se sont éteintes ou ont émigré.

A Wiedikon et à Schlieren, endroits où par moments vivaient le plus de représentants de la famille, celle-ci s’est également éteinte après le 17e siècle. Par contre, à Enge et à Wollishofen, elle s’est maintenue jusqu’à ces derniers temps, (NDLR – texte écrit en 1913) de sorte que, lors que le 1er janvier 1893, ces communes voisines furent incorporées avec d’autres à la ville de Zurich, les membres de la famille résidant alors dans les deux endroits, devinrent derechef bourgeois de Zurich.

Parmi cette nouvelle lignée urbaine, qui a maintenu de tout temps et maintient encore aujourd’hui l’orthographe Köchli, comme appellation patronymique, il y a signaler les suivants :

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Jean-Jacques Köchli de Wollishofen, secrétaire de la Compagnie des chemins de fer suisses du Nord-Est, à Zurich, décédé en 1891,

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Charles-Auguste Köchli de Wollishofen, bourgeois de Zurich depuis 1893, né en 1848, ancien caissier cantonal des chemins de fer confédérés, et son fils

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Ernst Köchli, né en 1875, docteur en médecine à Kilchberg, près de Zurich, capitaine de santé et médecin d’un bataillon d’infanterie de l’armée confédéré suisse.

Le rameau transplanté à Hottingen n’y séjourna pas longtemps non plus, par contre il poursuivit sa descendance à Mulhouse et dans le Palatinat. A Mulhouse, ce fut Hartmann Köchlin, fils aîné de Diethelm, de Hottingen, mentionné plus haut, qui devint l’auteur de la grande famille actuelle des Koechlin de Mulhouse, dont une partie s’est fixée plus tard à Bâle et, plus récemment, de nouveau à Zurich.

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Enfin, on trouve encore la famille, au moment de la Réforme (1523), à Stammheim, canton de Zurich, non loin de Stein-am-Rhein : Marguerite Köchli, de Stammheim, y épousa, en 1525, le diacre ou pasteur-suffragant de l’endroit, Conrad Egli.

Il y eut aussi des Köchlin, au 17e siècle, à Uhwiesen, village près de Schaffhouse, mais faisant partie du territoire de Zurich. Il s’y trouvait également, au 16e siècle, une famille Koch, de sorte que ces deux familles pourraient avoir entre elles une origine commune, comme peut-être aussi avec les deux familles de même nom à Schaffhouse. Christophe Koch, à Uhwiesen, acheta en 1593, une maison à Unterstrass, près de Zurich et Bernard Köchlin, d’Uhwiesen, qui avait fait ses études à Zurich, devint diacre à Stein-am-Rhein, obtint en 1636, le droit de la bourgeoisie de la ville de Zurich, fut ensuite diacre à Turbenthal sur la Töss, en 1644, pasteur dans le même endroit en 1647, pasteur de Sankt Jakob, sur la Sihl, près de Zurich, en 1661, mais mourut déjà l’année suivante, en 1662. Sa descendance s’éteignit bientôt après.

Au commencement du 19e siècle, une famille Köchlin vivait à Elgg, près de Winterthur et, dans la seconde moitié du 19e siècle, une autre s’écrivant Köchli existait à Ober-Steinmaur, près de Regensberg, les deux endroits faisant partie du canton de Zurich. Un rameau de cette dernière famille se fit recevoir, en 1893, également bourgeois de la ville de Zurich.

Dans le canton de Berne, le nom de Köchli existe encore dans différentes communes.

Patronyme

Premiers Koechlin...

...à Bâle

...à Zurich

...à Constance

...à Schaffhouse

...à Lucerne, Schwyz, Glaris

Débuts de la famille actuelle de Zurich, Mulhouse et Bâle

Origines Armoiries Edition 1892 Préface éd. 1914 Notice hist. 1914 Préface éd. 1975 Notice hist. 1975 Edition 1993 Prononciation

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Dernière modification de cette page : 22/05/2007