Accueil Editorial Recherche Nous écrire Plan du site

BK no 52 - Mai 2005

Accueil du BK Index du BK

[ Sommaire de cette édition ] - Téléchargez la version PDF de ce BK (10 pages - 2.8 Mo)

Histoire de la Tour (suite)

On vient de découvrir, dans les archives de la société Eiffel, cette étude de Maurice Koechlin qui confirme ce que l’on soupçonnait déjà : à savoir que l’oncle Maurice s’était fortement inspiré, pour le dessin de la Tour, de la morphologie de son animal fétiche, la girafe...

1er avril 2005

Jean-Claude Koechlin (AR2233**)

horizontal rule

Croix de Saint Bonnet le CourreauLégende ou vérité ? A vous de juger...

Dans le petit village de Saint-Bonnet-le-Courreau (Loire), au pays des Monts de Forez, se dresse une croix que vous pouvez voir ici sur la reproduction d'une carte postale. Au dos de la carte il est indiqué "La croix du Plâtre. L'architecture du socle aurait inspiré Gustave Eiffel (pour la Tour)". Ceci s'expliquerait par le fait qu'Eiffel venait dans le pays pour visiter son ami Louis Lépine (oui, le préfet et le concours du même nom) qui avait des attaches familiales par là.

Mais il y a tout de même un problème ! Tout le monde le sait, maintenant : ce n'est pas de la plume de Gustave Eiffel qu'est née la Tour Eiffel.

J'ai été contacté par la responsable du musée d'un village voisin qui essaie d'élucider le pourquoi de cette légende qui, pour elle, passe de toute évidence par un lien avec la famille Lépine. Sachant que la Tour est l'affaire de Maurice Koechlin (GA23, où se trouve le lien entre lui et ce socle de pierre, source de l'inspiration ? Maurice K. était-il passé par là ?

Il se trouve que le frère aîné de Louis Lépine, Raphaël, a épousé Mathilde Koechlin (AM65 et GC135). Le degré de cousinage est relativement lointain et Raphaël et Mathilde n'habitait pas cette contrée. Les familles pouvaient se voir beaucoup plus aisément à Paris où à Lyon…

Pour ma part, il me semble que la Tour Eiffel doit son inspiration à une source bien plus prosaïque : les pylônes cons­truits par la société Eiffel pour les ponts et autres ouvrages en cours. De plus, si vous regardez de près, la forme du socle de pierre relèvent plus de l'habillage du "pylône de 300 mètres" imaginé par l'architecte Sauvestre que du dessin original de Maurice K.

Enfin - à vous de juger… Susan Koechlin (AJ52411*)

horizontal rule

Editorial - La Tour Eiffel

...On vient de découvrir… Datée du 1er avril (vous l’aviez remarqué ?!) cette information contient peut-être plus de sens qu’elle n’en a l’air. “A vous de juger” – comme dit Susan.

Les Koechlin d’aujourd’hui n’ignorent plus, depuis longtemps, que la Tour Eiffel n’est pas, sortie coiffée de son casque de fils de fer, du cerveau de Gustave. Et nous avons l’habitude qu’on nous pose des questions à son sujet. Laissons la girafe de côté pour le moment.

Mais pourquoi donc retrouver – ou croire retrouver – à grand renfort de connexions généalogiques, une image de sa structure jusque dans la croix qui décore le petit village de Saint Benoit le Courreau ?

Ma réponse n’a rien à voir avec des filiations géniques ou génétiques, des Dollfus, des Lépine ou des Koechlin, ou des modes architecturales. Elle est toute technique. Elle est con-tenue dans le livre de Maurice Koechlin, La Statique graphique, où il expose ses recherches en génie civil, sous la direction de ses maîtres de l’Ecole Polytechnique de Zurich, les rois des ponts et des viaducs, des premières voies ferrées.

En 1889, faisant visiter la Tour à un groupe d’ingénieurs, il leur expliquait qu’il avait été amené à concevoir la Tour en fréquentant des planches anatomiques et en y observant les articulations principales des grands animaux. Est-ce de là que la familiarité de la girafe peut lui être imputée ? Je n’en ai jamais entendu parler.

La question d’une similitude dans la forme de la croix de Saint Benoit est plus intéressante. Maurice K., dans sa présentation technique, explique que pour construire une structure haute, plus haute que toute autre – comme ce fut le cas en 1889 pour la Tour – un technicien se heure à deux obstacles majeures : le poids des matériaux et la force du vent qui l’assaille.

La construction en entrelacs de poutre était une réponse double : le poids était diminué et l’air, passant au travers du treillis, perdait sa force.

Cela, l’auteur du dessin en forme de fresque - qui montre la girafe métamorphosé - semble l’avoir compris. Avait-il en tête la loi de l’évolution? Selon Darwin? Pour la masse du corps et la longueur du cou, un dinosaure aurait pu convenir aussi. Mais la girafe est plus gracieuse, n’est ce pas?

Madeleine Fabre-Koechlin (GA2332*)
 

sommaire.gif (2167 octets)

BK - Editorial N° 52 de mai 2005
BK - Sommaire général des articles du bulletin Koechlin en ligne
Charles Koechlin : hommage de l'Orchestre national de Lyon
Josué Emile K : Chronique d'un bonheur de plus de 50 ans
Lectures familiales - Printemps 2005
Mme Sans-Gêne une amie d'enfance de Nicolas Koechlin?
Portraits de famille: la famille de Gaspard K. et Salomé Koechlin
Un Koechlin, une passion : René K. et sa Pyramide pour la Suisse

 

[ Début ]

 

Accueil du BK Index du BK

 

Accueil
Actualités
Origines
Généalogie
Ancêtres
Cousinades
Offres
Bulletin Koechlin
Recherche

horizontal rule

Accueil ] Actualités ] Origines ] Généalogie ] Ancêtres ] Cousinades ] Offres ] Bulletin Koechlin ] Recherche ]

Recherche ] Nous écrire ] Plan du site ]

Ce site a été créé par Susan Koechlin
Dernière modification de cette page : 22/05/2007