|
Site Koechlin
Sommaire de ce BK
Autres articles liés Recherche sur ce site
Bulletins Koechlin |
Les 20 ans de "La
Salamandre"
|
|
C’est au cœur de la Suisse Romande, du coté de Neuchâtel, qu’est né il y a désormais 20 ans, un superbe magazine aux couleurs attrayantes diffusé à des abonnés curieux de nature. Car les lecteurs de La Salamandre, qui paraît six fois par an, partagent en fait une curiosité insatiable pour la nature et toutes ses merveilles, petites et grandes... et cela malgré notre monde moderne et sa tendance à la piétiner et oublier tout ce qui est sur le chemin de la grande course effrénée de l’efficacité et de la consommation.
Sans publicité, et désormais assisté d’une remarquable équipe profession¬nelle qui illustre, photo¬graphie et documente les reportages de Julien, c’est plus de 19 500 abonnés, surtout de région Lémanique, qui ont été séduits. Une version pour enfants, La Petite Salamandre, mais aussi des versions CD-Rom archivant les reportages, ainsi qu’un superbe site Internet, www.salamandre.ch, complètent ce journal qui vous raconte des odeurs, des vents, des paysages… Bref, des vies qui se déroulent tout près de chez vous, cachées sous une écorce ou un caillou. Rencontre entre une citadine, piétineuse d’araignées - mais qui a lu le dernier numéro de Novembre 2003 comme un roman - et son lointain cousin Julien, sur les lieux même de l’aventure extraordinaire de ce journal pas comme les autres. Gwenaëlle de Bizemont Rollet : Julien, vous avez célébré les 20 ans de la Salamandre il y a un mois, grâce à une fête magnifique consacrant un week-end entier à la nature. Petit bilan de cet évènement/rencontre ? Julien Perrot : Nous avons été nous même surpris par le succès de l’évènement, qui se déroulait près de Lausanne à Morges! Par une belle journée d’automne ensoleillée, qui voulait s’enfermer dans un théâtre pour regarder des films sur la nature ? Comme l’entrée était libre, aucun système de réservation ne nous avait permis de prévoir que 7 000 personnes, venant de toute la Suisse et même de France, répondraient à l’appel ! Certes, nous avions eu beaucoup de presse en Suisse, mais le nombre de “curieux de nature” a dépassé nos espérances… 250 abonnements ont été faits, pour un événement que l’on aurait pu croire réservé aux abonnés. Cela a été de plus une journée de bonne humeur générale, malgré la foule à certains moments. Gwenaëlle : Avez vous réussi à toucher des abonnés en dehors de la région Lémanique ? Julien : Oui, même si nous avons du faire un choix il y a quatre ans. Toucher la Suisse Allemande, qui avait l’avantage d’être dans le même pays, avec en plus un peuple très proche de la nature… Ou toucher la France, avec les difficultés de venir d’un pays hors Communauté Européenne et de devoir parler de régions inconnues des Français. C’est finalement cette dernière option que nous avons choisie, car la barrière de l’Allemand exigeait la refonte entière du magazine. Et puis la Région Rhône-Alpes, énorme région française, présente un écosystème très proche de la Suisse Romande. Nous avons désormais 4 000 abonnés Français, et nous préparons des dossiers spécialement pour eux, comme celui en Juin prochain sur la Brenne, une région entre Bourges et Poitiers. Nous essayons de transmettre notre message sur la nature aux Français par le biais de salons, de partenariats avec des associations locales. Gwenaëlle: Pouvez vous nous donner une idée, en avant première pour vos cousins Français, des dossiers que vous êtes en train de préparer pour cette année 2004 ? Julien : Toute l’année 2004 est déjà programmée ! Je choisis personnellement les sujets. En décembre, un dossier sur la truite, en février, un dossier passionnant sur les fleurs des arbres. Plus de deux ans de compilations photographiques et de recherche pour ce sujet si méconnu. En avril, un dossier sur le coq de bruyère, en août prochain sur les criquets et les sauterelles, avec même un CD de sons pour apprendre à les différencier. En septembre, un dossier sur les écureuils. Nous essayons de garder un équilibre des dossiers dans l’année, autant dans la variété des espèces que dans le choix de la saisonnalité des sujets au moment de la parution. Gwenaëlle : Quels sont les ‘challenges’ de votre magazine pour les prochaines années ? Julien : Nous aimerions garder cette indépendance financière qui nous est chère. En effet, nous ne dépendons que des abonnements, sauf pour la publication des mini-guides à l’usage des promeneurs, une activité très marginale en terme de coûts, ou nous bénéficions là d’une aide de l’Office Fédéral de l’Environnement. Notre priorité n’est pas d’augmenter les abonnements, mais plutôt d’améliorer sans cesse la qualité de notre magazine pour faire passer notre message au plus de lecteurs possible… ce qui devrait logiquement contribuer à accroître les abonnements ! Nous souhaiterions aussi développer le côté ‘actif- participatif’ de nos lecteurs en incluant de plus en plus des rubriques ‘pratiques’ qui encouragent le lecteur à passer à l’action pour défendre la nature. Enfin, j’aimerais aussi garder pour moi assez de temps pour continuer à régulièrement faire l’expérience du terrain, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui, en particulier lorsqu’il a fallut organiser cette fête pour nos 20 ans !
|
Ce site a été créé par Susan Koechlin
|