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Chers Cousins,
Ce numéro 47 du BK s’est fait attendre. L’avez-vous regretté, réclamé,
attendu ? Avez-vous fait des suppositions alarmistes sur les raisons de
son absence dans vos boites aux lettres aux dates habituelles, en
décembre, en janvier, en février ?
Peut-être, en fait, tout à vos affaires, à vos enfants, au temps qui
passe, ne l’avez-vous pas vraiment remarqué ? Pourtant, nous vous avions
prévenus, dans le BK 46 et dans mon message à la cousinade de septembre
dernier. Je vous faisais part de l’interrogation qui règne depuis quelques
temps dans l’esprit des rédacteurs. Peut-être parce que c’est la treizième
année que notre équipe de quatre personnes travaille ensemble ? - Susan,
Françoise et Jean-Claude, et moi-même. Et que les années passent, qu’on ne
rajeunit ni ne se renouvelle (ici je parle, avant tout, pour moi !).
Jusqu’ici le “qui fait quoi, comment, avec quoi ou avec qui” se
distribuait avec aisance et bonne humeur et chaque comité de rédaction
était un moment gratifiant et dynamique. Mais ne pleurnichons pas sur le
passé et posons hardiment nos questions. Elles nous concernent
tous :
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Peut-on continuer le BK sous sa forme actuelle alors que la
correspondance électronique à travers le site - ouvert et géré par Susan
- devient de plus en plus importante et qu’elle assume seule dans une
disponibilité à tout moment sollicitée et dans l’immédiat ? Entre sa vie
professionnelle, ses obligations municipales et familiales, le temps lui
manque souvent cruellement. |
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N’est-il pas temps de donner moins d’importance à l’histoire de notre
famille qui privilégie les vaillants indienneurs du 19e siècle dont nous
sommes issus ? |
Notre équipe de rédaction a besoin d’être renouvelée ou complétée
(ceci n’est pas une question, mais un fait). Des plus jeunes ne
pourraient-ils pas s’y intéresser pour infuser au BK un autre style, une
nouvelle présentation, un contenu plus dynamique et plus actuel ?
Pour ce nouveau BK, ce qui doit compter ce n’est pas le choix des
rédacteurs actuels, mais ce que souhaitent les lecteurs. Et, avant tout,
ce qu’ils peuvent apporter. Donc, nous ouvrons la boîte aux idées et nous
vous invitons à proposer vos critiques, vos suggestions,
vos contributions.
Le BK, vous le savez peut-être, relève d’une forme d’écrits qu’on connaît
dans les bibliothèques sous le nom de “Journal de famille”. Il
n’est pas seul en son genre. L’article dont nous publions des extraits le
prouve. Vous y verrez que, parmi d’autres, le nôtre semble représenter en
France un des plus nombreux groupes familiaux. Et encore, il ne parle pas
de ceux du Québec qui peuvent réunir jusqu’à mille personnes pour une
cousinade !
Il n’empêche que les Koechlin sont tenus pour prolifiques et doués d’un
esprit pionnier et inventif. Le nouveau BK - si on peut encore le rêver en
ce temps des vœux - devrait en apporter la démonstration.
A nos questions, répondez par les vôtres, mais répondez.
Aidez-nous !
Madeleine Fabre-Koechlin (GA2332*) |