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Notre famille
Sack
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Descendant de Julie Koechlin, fille de Gaspard, Yves Sack a rédigé et présenté un gros dossier sur sa famille. L’histoire de l’Alsace, le développement de l’industrie des indiennes, les hommes politiques… Avec un remarquable talent de synthèse et un regard plus ‘global’ que les récits du BK, le parcours des membres de la famille Koechlin y est tracé. Nous avons demandé à Yves de partager ses recherches avec les lecteurs du BK et elles vous seront présentées dans nos prochaines éditions. Pour l’instant, nous reproduisons ici un petit chapitre sur les Koechlin ‘politiques’. Dès leur intégration dans la société mulhousienne au XVIIème siècle, les Koechlin parvinrent rapidement à des fonctions officielles : membres du Conseil, échevins et, surtout, membres influents ou dirigeants des “tribus” (corporations) de leurs divers métiers : “sechser”, “zunftmeister”, etc…(1) Au fil des temps et principalement à compter de l’industrialisation qui fit de Mulhouse, dès le XVIIIème siècle, une ville prospère et influente, les Koechlin accédèrent à des fonctions administratives, exécutives et politiques qu’ils exercèrent avec les mêmes réussites que leurs activités professionnelles. C’est ainsi que :
Plus tard, de nombreux Koechlin furent conseillers municipaux entre 1810 et 1870 et plusieurs d’entre eux furent maires de Mulhouse au cours de cette période :
On constate ainsi que, entre 1810 et 1870, la Mairie de Mulhouse fut dirigée durant 38 années par des Koechlin… De plus, en complément aux Députés (Jean-Jacques et André) déjà mentionnés ci-dessus :
(1) A cette époque, le pouvoir est exercé, à Mulhouse, par le Conseil (ou Sénat) comprenant notamment des membres des six corporations (tribus). Ces tribus (“zunfte” en allemand) couvrent toute l’échelle des métiers. Elles ont à leur tête un “zunftmeister”, secondé par des “sechsers” et des “dreyers”. Le Conseil élit, en son sein, trois bourgmestres qui exercent, à tour de rôle, la magistrature suprême et président le Conseil. Pour plus de détails, voir le document « Les institutions de la Ville Libre de Mulhouse ». (2) Il fit partie d’un complot en vue d’attenter à la vie de Louis XVIII en 1822, ce qui lui valut six mois de prison ; Son patriotisme ardent conduisit La Fayette à dire de lui : « Un Koechlin par département, et la France serait sauvé ».
Voici l’explication d’Yves Sack sur la Prononciation du nom Koechlin :Nonobstant les véhémentes controverses qu’entraîne le débat “phonétique” sur la prononciation du patronyme Koechlin, ce nom, en français, doit se prononcer “Kéclin”. En effet, “œ” (e dans l’o) se prononce bien “é” comme dans œdème ou œsophage. Et “chl” se pro nonce “cl” comme dans chlore. Toute autre prononciation, telle que “Keuschlin”, “coquelin”, “Koéklin”… est à proscrire. Bien sûr, nos voisins Suisses alémaniques continueront à la prononcer “Köchlinn”, rappelant ainsi son origine étymologique germanique “Köchlein” = petit cuisinier. Et les Mulhousiens attachés au dialecte alsacien persisteront à le prononcer “Kechle” (le ch prononcé à l’allemande comme une sorte de “r” guttural, et la terminaison étant presque escamotée. Article inspiré par celui de Jean
K. dans le BK nº4 de juin 1980. |
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Prononciation - printemps 2003 |
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