Ces paragraphes sont repris d’un article paru dans Gé-Magazine nº197 (Revue
française de généalogie) en tant qu’extrait du livre du même nom.
Une famille forte et soudée, qui se connaît bien et partage davantage qu'un
passé, par un vécu commun au présent, voilà une grande et belle chose que les
journaux de famille, de plus en plus nombreux aujourd'hui, rendent souvent
possible. Sous la plume de la meilleure spécialiste, Dany Le Du, voici quelques
conseils pour bien vivre et réussir cette passionnante aventure.
Quand famille et technologie se rencontrent
Tenue autrefois pour un divertissement de salon réservé à quelques “grandes”
familles (comme la famille Koechlin), la généalogie s’est largement
démocratisée dans les dernières décennies. La transformation de la cellule
familiale en tribus, familles recomposées ou familles dispersées aux quatre
coins de la planète a, sans aucun doute, exacerbé ce besoin de mieux connaître
son histoire familiale.
Dans le même temps, les généalogistes se sont équipés d’ordinateurs et de
logiciels de généalogie. Du traitement des informations au traitement de textes,
il n’y avait qu’un pas que beaucoup ont franchi. Et l’antique machine à écrire a
disparu, remplacée par des équipements plus performants. C’est ainsi qu’au fil
des années on a vu apparaître des bulletins d’informations familiaux dont la
forme se rapprochait de plus en plus de celle de magasines professionnels.
Le BK sa été un précurseur du temps de “l’antique machine à écrire”.
Réalisé dans un format A3 plié en deux, le journal de famille présente sur ces
pages des informations le plus souvent illustrées de documents photos. Publié
trois ou quatre fois par an, envoyé à l’ensemble de la famille, il concerne bien
souvent moins d’une cinquantaine de lecteurs.
Le BK est envoyé à 297 familles…
C’est ici qu’apparaît dans l’article une réduction de la couverture du BK, le nº
44 de juin 2000, avec la légende : Reprendre le nom de famille dans le titre du
journal permet de rentrer tout de suite dans le vif du sujet…
Les informations qu’il contient rendent compte de l’avancement des recherches
généalogiques et de l’actualité familiale. Les recettes de cuisine font bon
ménage avec le portrait de l’arrière-grand-oncle, les souvenirs d’école d’avant
guerre avec les résultats du bac, les courriers d’un soldat de la Grande Guerre
avec les photos de baptême de son plus jeune descendant.
L’article continue en décrivant la mise en page et le titre des rubriques. De
nouveau le BK est montré en exemple avec la reproduction de notre titre
« Nouvelles familiales » ! Tout y est décrit de la mise en page aux types
d’informations à publier.
Une forme journalistique à respecter
Il ne faut pas confondre journal intime et journal de famille. Autant le premier
se satisfait d’une forme d’écriture très libre et sans contrainte autant le
second répond à des règles très précises qui sont celles de l’écriture
journalistique.
Ainsi, trouve-t-on des articles rédigés dans des genres très variés : des
brèves, des reportages, des interviews, des portraits, sans oublier les jeux qui
permettent de faire passer des informations sur un ton léger.
La mise en page copie celles des magazines. Des textes présentés en colonnes,
des titres et sous-titres, des illustrations légendées et parfois des encadrés
pour mettre en valeur certaines informations importantes.
Un journal pour communiquer
Mais l’information n’est pas le seul but du journal de famille. Peut-être
n’est-elle même qu’un simple prétexte car celui-ci poursuit d’autres objectifs.
Certains membres de la famille ont pu prendre de la distance, au sens propre
comme au sens figuré. En recevant régulièrement ce journal ils savent que la
famille ne les a pas oubliés et c’est parfois pour eux le moyen de renouer des
relations plus proches et de resserrer ainsi les liens familiaux.
Resserrer les liens familiaux, améliorer la relation entre les générations et
donner des nouvelles à ceux qui sont loin, on le voit, le journal de famille
permet bien souvent d’améliorer la communications familiale.
Transmettre une histoire de famille
Qui n’a jamais regretté la disparition d’un ancien porteur de l’histoire
familiale ? Le journal de famille permet de garder la trace écrite des souvenirs
passés.
Certes, les plus anciens n’acceptent pas de prendre la plume mais, dans ce cas,
les rédacteurs choisissent souvent le biais de l’interview qu’ils retranscrivent
publient ensuite.
Un conservatoire pour les journaux de famille
Conscients de l’émergence de ce nouveau genre d’écriture familiale, les
responsables de la Bibliothèque généalogique ont mis en place un Conservatoire
des journaux de famille. Aujourd’hui, la Bibliothèque regroupe une soixantaine
de titres, dont le BK, bien sur !
Du journal de famille à Internet
L’incontournable Internet qui permet de transmettre rapidement des informations
ouvre encore le champ des possibilités en matière de journal de famille. Grâce à
la possibilité de transmettre très rapidement non seulement du texte, mais aussi
des images (animées ou non) et des sons, beaucoup de familles communiquent ainsi
sur la planète pour alimenter leur journal papier. Certaines on même créé des
sites consultables par le public (www.koechlin.net).
Souvent fort bien faits, on peut penser que leur création est le fait
d’informaticiens “maison”. Nul doute qu’une nouvelle forme de presse familiale
soit actuellement en train d’émerger dont les applications et les modalités
d’utilisation restent encore à imaginer.
Qu’il soit sur papier ou sur écran, d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, le
journal de famille, c’est toujours une histoire à suivre…
Aux Koechlin de relever le défi !