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...et pas seulement pour les moteurs ! Bernard K., petit fils du
compositeur Charles, nous demande de nous souvenir de deux artistes : un
musicien, Fred Barlow, et un peintre, Hélène
Koechlin (fille de Charles), entre eux cousins issus de germains, ses
proches.
Vous trouverez les arbres généalogiques de ces personnes, ainsi que leur
relation de parenté, sur http://geneweb.geneanet.org/skoechlin2.
Fred Barlow
(AN142)
Fred Barlow (1881-1951), fils de Sydney Barlow et de Laure Koechlin (AN14), et
Charles Koechlin étaient parents descendants de Jean K. mais plus proches par
Caroline, grand’mère de Fred, et Camille, mère de Charles, qui étaient des
sœurs Dollfus. Ce n’était pas la même génération…
Extraits de L’homme et le musicien
par Roland Manuel
"Fred est né à Mulhouse, en 1881, d’une famille de grande bourgeoisie
alsacienne, Les Koechlin-Dollfus, avec une ascendance paternelle anglaise.
Musicien d’instinct, il ne put commencer de sérieuses études qu’autour de
sa vingt-septième année à Paris, mais il eut l’avantage de travailler sous
deux maîtres dont les exigences répondaient exactement à ses propres soucis.
Jean Huré, d’abord, Charles Koechlin ensuite, lui révélèrent, par delà le
contrepoint modal, les richesses infinies d’une harmonie rafraîchie aux
sources éternelles du lyrisme populaire et de la sérénité liturgique.
Peu à peu, notre musicien serre sa forme. Une rencontre avec Pierre Bertin
décide d’un collaboration qui suscitera les deux meilleures réussites de
Fred Barlow sur le théâtre. La première sera cette tendre et profonde Sylvie
dont le succès au Trianon Lyrique, en 1923, fit connaître un grand public le
nom de son compositeur. Puis vint une opérette, Mademoiselle Prudhomme,
montée à l’Opéra de Monte-Carlo en 1933, qui réunit sur le même théâtre
l’immortel bourgeois d’Henri Monnier et l’immortel Pickwick de Dickens, un
sketch brillant et fantaisiste : Polichinelle et Colombine, et enfin le
ballet de La Grande Jatte, sur un livret de Pierre Bertin, terminé à la
veille de la guerre et qui, en juillet 1950, essuya les feux de la rampe et le
feu des bravos sur la scène de l’Opéra où il reste au répertoire.
Les dures années de l’occupation éprouvèrent sa santé sans abattre son
courage. De 1940 à 1944, à Dieulefit, dans la Drôme, Fred Barlow consacre ses
loisirs forcés à de nouveaux labeurs. Période féconde en inspiration puisque
de ces années date presque toute sa musique de chambre : sa Sonate pour
piano, sa Sonatine pour deux violons et piano qu’il remania
entièrement, ses émouvantes mélodies d’Hortus Clausus et ses œuvres
pour enfants."
* A ceux que cela intéresse, nous pouvons communiquer la liste des œuvres
de Fred Barlow.

Hélène Koechlin (AM672)
Texte d’Otfrid Nies, musicien, violoniste, fondateur des “Archives Charles
Koechlin” à Kassel (Allemagne) en hommage à Hélène ...et à la musique :
« Ce fut en 1984 que j’eus la grande joie de faire la connaissance des deux
filles du compositeur Charles Koechlin dont j’aime immensément la musique
depuis ma première rencontre avec les Bander Log, en 1967.
Hélène (1908-1998) et Madeleine Koechlin venaient en effet pour la première
fois à Kassel assister à un concert de musique de chambre qui avait à son
programme Sonate pour violon et piano, c’était en mai 1984. Je me
rappelle très bien de l’ambiance particulière provoquée par la présence d’Hélène
et de Madeleine au moment de l’exécution de cette œuvre merveilleuse que j’interprétais
en tant que violoniste.
Dans les années suivante, on se vit beaucoup, on s’écrivit souvent, on alla
ensemble à Villers, au Canadel… et à Kassel. Entre 1984 et 1997-1998, ma
femme Christel et moi, nous avons eu le grand plaisir de faire plus amplement
connaissance avec les personnalités et les âmes de Madeleine et d’Hélène.
Toutes deux aimaient beaucoup la musique. Hélène, grande artiste elle-même,
en tant que peintre, Madeleine, en tant que fille fidèle à son père,
inftigable à la machine à écrire à taper toute la Correspondance, les
Journaux, les Articles, de Koechlin…, mille et mille et mille et
une pages ! Et qui plus est, ces deux Natures vous laissaient entièrement libre
d’accéder à leurs trésors.
Chez Hélène, j’ai retrouvé l’atmosphère et la sensibilité de la musique
de son père dans ses peintures admirables. Beaucoup de ma connaissance du vécu
et des pensées de Koechlin, je le dois aux ‘enfants’, à Hélène, à
Madeleine et à Yves. ...”
Kassel, le 12 janvier 2001-Otfrid Nies
Quelques souvenirs en hommage à Hélène et à la peinture par Anie Descaves,
une amie de l’Haÿ-les-Roses où elle habitait.
« Elle paraissait toujours jeune, d’un esprit vif, cultivé et d’une grande
indépendance et toujours prête à se rendre à des manifestations artistiques,
que ce soit dans le domaine de la musique ou de la peinture.
Dans le domaine de la peinture, elle admirait particulièrement le cubisme,
entre autre Juan Gris (1887-1927) et les natures mortes de Morandi (1890-1964)
que nous avions été voir ensemble lors de l’exposition Morandi au Musée
Maillol. Elle m’avait invité au vernissage du Salon des Artistes Français
où elle exposait fréquemment ses œuvres : aquarelles, monotypes et peintures
à l’huile (abstraction et natures mortes). Nous allions souvent ensemble
visiter des expositions et elle me donnait alors des conseils précieux pour la
réalisation de mes tableaux.»
Le BK a publié une interview avec Hélène dans le nº30 de juin 1994.
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