Ces
derniers six mois ont été pleins de travail et d’échanges. Afin de vous en
faire part, cet article est un peu plus long que d’habitude mais j’ai à cœur
de partager avec vous des moments forts intéressants...
Internet et généalogie
Peut être aurais-je du remplir mes loisirs avec la mise en ligne des anciens
numéros du BK. Soyez rassurés, cela viendra mais, en attendant, je passe mon
temps avec nos ancêtres car je retranscris l’édition 1914 de notre
généalogie sur informatique.
En 1991, quand nous avions créé la généalogie de 1993-1998, les logiciels
adaptés au travail existaient à peine et j’ai du me débrouiller avec une
base de données. Depuis lors, l’ère de l’Internet est arrivée. En quoi
cela change-t-il quelque chose, me direz-vous ? Beaucoup de choses…
Si l’Internet est utilisé le plus souvent pour l’échange d’e-mails, dans
l’ombre des grands sites commerciaux et des coups médiatiques un énorme
réseau de particuliers, passionnés de généalogie, a vu le jour. La
possibilité d’échanger, de consulter, de lire sur les familles alliées à
la sienne était une aubaine pour les Américains, toujours à la recherche de
leurs racines, mais aussi pour grand nombre de familles européennes qui avaient
envie de “creuser” davantage leur pedigree.
C’est ainsi que le marché des logiciels de généalogie s’est développé
et offre, aujourd’hui des outils performants. Le travail de saisie est long et
minutieux, mais oh combien passionnant ! J’ai l’impression de construire un
puzzle, aidée en cela par l’informatique qui met tout de suite en évidence
les liens de consanguinité, qui ‘sonne’ quand une date de mariage indique
qu’un vieux monsieur épouse une très jeune demoiselle, qui colorie mon
écran quand un lien non documenté, mais évident, apparaît.
J’ai pu ainsi réunir des époux ou épouses de Koechlin en familles à part
entière. Cela ne rajoute rien à l’arbre Koechlin mais satisfait grandement
ma curiosité quant aux liens unissant les “pièces rapportées”
entre-elles. Certaines familles sont particulièrement proches de nous : les
Dollfus, les Schlumberger, les Mieg et Thierry-Mieg, les Zuber et d’autres.
Grâce à un réseau de correspondants (que je remercie publiquement ici) j’ai
pu reconstruire de grandes branches de ces familles, en parallèle à la nôtre.
Le terme “Grandes familles”, dont nous avons parlé dans le BK, a ici toute
sa valeur ! Les très nombreux liens entre ces familles font que presque tous
les membres de toutes ces familles descendent d’un Koechlin, d’un Dollfus, d’un
Schlumberger, d’un Mieg … ou de tous à la fois.
Il y a certainement une étude sociologique à faire avec ces données… Quand
on sait que ces familles mulhousiennes, celles du 19
e siècle, ne
sortaient pas en société mais ne recevait “qu’en” famille mais que ces
familles avaient une petite centaine de cousins directs, une vingtaine d’oncles
et de tantes - et cela seulement du côté d’un parent, on comprend pourquoi
les jeunes trouvaient si souvent l’âme sœur dans la famille.
Et puis il y a toutes les statistiques qui vont avec une base de cette taille.
On se mariait à quel âge, à quelle période de l’année ? A quel âge
avait-on son premier enfant ? Et, plus intéressant, le dernier enfant ? Quel
est le nombre moyen d’enfants par famille ? Quelle était la durée de vie ? J’étudierai
tout cela quand j’aurai fini la saisie.
C’est vraiment passionnant ! Je revis, en quelques minutes, les vies de chaque
famille que je saisis. Je vois les décès des enfants en bas âge, les mariages
très rapprochés de la naissance d’un premier enfant, les industriels
rentiers et leurs femmes qui "s’adonnent à la philanthropie", les oncles
qui épousent leur nièce, les hommes qui épousent deux sœurs, les jeunes
femmes qui meurent en couches, les veufs éplorés qui épousent une parente
proche de la femme disparue, plusieurs mariages dans la même année dans la
même famille… Les joies, les peines : les dates parlent !
Mais revenons à aujourd’hui. Il est de coutume de partager un tel travail de
généalogie avec d’autres en le mettant à disposition sur Internet. Cela m’évite
d’avoir à répondre à toutes les questions que je reçois mais, surtout,
permet aux autres généalogistes de trouver les liens qui les concernent. C’est
ainsi que nos grands ancêtres (des débuts et jusqu’à la fin du 19ème
siècle) se trouvent maintenant en-ligne
Aucune donnée généalogique d’une personne née après 1900 et encore
vivante sera publiée car cela est contraire à votre liberté personnelle. Si
cela vous gêne de savoir que les informations sur vos ancêtres directs - tels
qu’elles sont publiées dans nos livres généalogiques - soient sur l’Internet,
n’hésitez pas à me le dire et j’occulterai la branche immédiatement.
Cette généalogie, qui, quand j’ai fini, combinera nos deux livres, vous
appartient. Si vous souhaitez un arbre ou une chronique de vos ancêtres,
contactez-moi.
Contacts et échanges
Si la plupart des échanges sont pour des recherches généalogiques, ce n’est
pas toujours le cas. Voici une petite liste des demandes, très variées,
reçues récemment :
Où trouver un dictionnaire alsacien-français.
De la part d’une italienne venant à Paris : où trouver des objets avec
des cigognes !
Une personne souhaitant contacter Gwenaëlle après avoir lu son article sur
l’Ouzbékistan sur notre site.
Des renseignements sur des relations de Raymond Koechlin (que j’ai fait
suivre…)
Comment contacter la firme Koechlin, Baumgartner et Cie (KBC à Loerrach).
Un certain nombre de demandes sur Charles Koechlin ainsi qu’un message d’un
producteur de la Radio Suisse Romande m’indiquant qu’il avait produit un
feuilleton en plusieurs épisodes sur la vie de Charles qui a été diffusé
en décembre dernier.
Un nouveau conseiller municipal de Villers-sur-Mer qui rêve de produire un
concert “Sur les pas de Charles Koechlin”.
Des échanges avec des responsables de sites : un modéliste ayant reproduit
des locomotives K. et un fana d’avions où j’ai trouvé des photos d’avions
K. qui sont reproduites dans les pages précédentes.
Comme par le passé, quelques mises en relations de personnes perdues de vue
(depuis 40 ans mais avec un souvenir incroyable des détails).
Côté généalogique, je remercie des correspondants fidèles tels que
Jean-Bénédict de Saussure, Jean-Marie Mansbendel, François Laisné, Michel
Thomas, Serge Keller (pour la famille Zchokke) et bien d’autres encore. Nous
avons pu, par recoupements, corriger quelques (petites) erreurs dans notre
généalogie de 1914 pour la période d’avant Samuel et ‘avancer’
mutuellement la connaissance de branches anciennes et récentes.
D’autres échanges très intéressants ont eu lieu avec :
Adrien de Felcourt, descendant d’André K. et Ursule Dollfus par la
branche de Maupeou.
Après la généalogie et ses liens avec notre arbre pour Pierre Curie,
André Damany m’a mis sur la piste pour faire de même pour un autre Prix
Nobel plus récent, Pierre-Gilles DeGennes.
Dans la même veine, j’ai reçu la généalogie de Louis Schweitzer,
Président de Renault et descendant Koechlin.
Plusieurs familles pour des infos sur des ancêtres liés à notre arbre,
généralement avant Samuel.
Une famille dont les ancêtres travaillaient dans les fabriques d’indiennes...
Un échange plutôt corsé avec le responsable du site kichline.com qui
utilise une version modernisée du blason des Koechlin de Mulhouse sur l’accueil
des ses pages généalogiques !! (http://www.kichline.com/genealogy/).
Ce site, sans le dire ouvertement, semble vouloir ‘fédérer’ tous les
détenteurs de noms ressemblant au nôtre. Il est conscient que les
armoiries ne sont pas tout à fait celles de sa famille mais, pour des
raisons trop longues à expliquer ici, nous aurons du mal à lui faire
enlever le blason ! Cela valait le peine d’essayer !
Une jeune canadienne dont la mère est Koechlin et originaire de Karlsruhe
en Allemagne. Ce qui est troublant est qu’elle détient (et qu’elle m’a
envoyé en copie) des documents relatant les exploits des Singenberg, un
exemplaire-en allemand !-de notre généalogie de 1892 et bien d’autres
choses.
Un généalogue qui m’a indiqué qu’Henriette Haussmann (334/AJ25 et
épouse de Camille Dollfus, descendant K.) était la fille du Baron
Haussmann.
Bernard Imer pour toute la généalogie Peugeot.
Une jeune péruvienne dont le grand-père était un K. mais orphelin. Elle
voulait savoir si nous avions connaissance de K. au Pérou ! Son grand-père
ne figurant pas sur la généalogie péruvienne, je l’ai mise en contact
avec l’auteur de ce travail.
Et là je ne vous conte que les échanges les plus intéressants…!
Le site des Koechlin est surtout le vôtre : n’hésitez pas à me contacter...