Chers Cousins,
45 numéros du BK à 16 pages l’un, cela fait 720 pages ! L’équivalent
d’un très gros livre, bourré d’histoire, de biographies, d’anecdotes,
de témoignages, de nouvelles, de souvenirs, de projets… Certains d’entre
vous l’ont suivi depuis son origine en 1979 ; d’autres ont pris le
train en marche.
L’équipe de rédaction actuelle, Jean-Claude et Françoise K., Susan K.
et Madeleine Fabre-K., est en place depuis onze ans et commence à se
demander si le produit BK est conforme à l’attente de ses lecteurs et
si quelques changements ne seraient pas souhaitables. Elle envisage une
consultation sur l’avenir du BK par lettre et questionnaire, au courant
du printemps prochain, et par petit forum tenu lors de la cousinade à
laquelle nous vous appelons pour l’automne 2001.
En attendant, ce numéro ne vous apportera pas de grande nouveauté :
sinon une meilleure qualité de ses illustrations, comme celle que vous
avez pu constater dans le numéro 44, et les deux premières pages de
couverture modifiées.
Mais le contenu et la formule typographique persistent ! Le contenu - ah !
pardon pour les mulhousophobes ! - tire encore sa matière principale de
nos chères indiennes, ces “toiles peintes de Mulhouse” que Stendhal
évoque à la première page de son roman Le Rouge et le Noir, paru
en 1830. Elles sont à l’honneur de plusieurs façons : retrouvées par
un couturier français, par rouleaux, dans une maison sinistrée pendant
la deuxième guerre mondiale et, aujourd’hui, présentées dans une
merveilleuse exposition au Musée d’Impression sur Étoffes de Mulhouse
sous le titre “Vie privée, une histoire intime des textiles”.
Très mulhousien aussi, le concours organisé l’été dernier par le
journal l’Alsace pour reconnaître les diverses manufactures sur les
lithos de l’époque (gravées par Godefroy Engelmann, éditées par Jean
Mieg) et deviner les noms des “fabricants”. Sans même consulter les
images, si vous dites Nicolas ou André Koechlin, vous avez gagné, bien
entendu ! Eux, toujours eux, ça commence à bien faire, vous ne trouvez
pas ?
Alors, pour changer et nous dépayser, on vous invite à découvrir la
grande floraison des Koechlin du Pérou qui manquait à notre
généalogie.
Pour revenir, finalement, aux études sur le passé mulhousien, fruit de
plusieurs années de travail, de Florence Ott sur l’histoire de la
Société Industrielle et la fine synthèse, prometteuse d’autres
études, de Jérôme Blanc, descendant de Frédéric Engel-Dollfus, qu’il
intitule “Pour un capitalisme à visage humain, le Modèle Mulhousien”.
Que la nouvelle année vous apporte des rencontres et des expériences
nouvelles et voit s’épanouir dans de nouvelles retrouvailles la
solidarité des Koechlin.
Madeleine Fabre-Koechlin (GA2332*)