Chers Cousins,
Ce numéro est encore nourri par ce que nous ont
appris les historiens de Mulhouse, en octobre dernier, sur la vie des
bourgeois du 19e siècle dont nous descendons. M.-C. Vitoux qui décrit les femmes dans le champ
de leur dévouement social, B. Bruant qui les
montre dans l’intimité familiale de leurs demeures, y portent, l’un
et l’autre, un regard connaisseur et objectif. Mais plutôt
bienveillant. Vous en jugerez. Et peut-être certains d’entre vous
pourront-ils compléter notre évocation en repêchant dans leurs
archives des témoignages, des lettres, des photos qui illustreraient ce
double aspect de l’action caritative et de la vie domestique dans l’intérieur
des maisons, que le BK pourrait publier.
Le reste du numéro est varié et fait un va-et-vient
du passé au présent et même au futur. Avec Susan
et Internet, nous sommes à l’avant-garde de la modernité. Et c’est
une chance pour nous, dont les effets d’élargissement et de rencontre
se font déjà sentir.
Quant à la prononciation de
notre nom, elle fait aussi partie de notre présent, elle est de
toujours. On rêve, à la rédaction, de publier sur ce thème
inépuisable, d’autres anecdotes. Tous les porteurs du nom ont, comme
Jean et Jean-Claude, entendu leur patronyme souvent massacré. Et
vous ? Dans ce cas, que faites-vous ? Vous rectifiez à l’aide
d’un petit cours de phonétique française, ou d’histoire
alsacienne ? Ou vous laissez passer, résigné et débordé par le
nombre de noms propres étrangers qui circulent chez nous, mal
francisés et qui ne se prononcent pas comme ils s’écrivent ?
Dites-le, cela nous intéresse.
Pour terminer par une vision positive qui nous aide
à passer le cap du millénaire - on peut espérer qu’il sera pour la
famille de bonne espérance et pas des tempêtes ! - voulez-vous
réfléchir avec nous à une prochaine forme de cousinade, normalement
pour 2001 (tous les quatre ans, c’est notre rythme !) et nous
envoyer des idées et des propositions.
Sans transition, je vous salue en attendant vos
lettres.
Madeleine Fabre-Koechlin (GA2332*)