Les portraits qui furent exposés dans la galerie de
la Société Industrielle de Mulhouse (SIM) ne représentent qu’une
petite partie (25% environ) de ceux qui avaient été confiés au Musée
des Trois Familles de 1912 à 1939. Ils ont passé plus de 50 ans
entassés dans le grenier du Musée des Beaux-Arts à Mulhouse. Notre
choix a été déterminé par leur accessibilité, leur état de
conservation et le souci de représenter chacune des trois familles.
Mais notre collection est très lacunaire et
présente un certain nombre de doubles. Nous n’avons pas les plus
connus des notables du 19e siècle : Matthieu Mieg, le
chroniqueur, Nicolas et André Koechlin, les pères des premiers chemins
de fer, ni les grands maires de la deuxième moitié du siècle :
Jean et Émile Dollfus.
Il n’y a pas de portraits d’enfants, ou presque.
Par contre, nous avons trouvé une série de portraits de femmes –
dont l’aînée est née en 1717 et la dernière, née en 1865, a vécu
jusqu’en 1918 – qui font comme une chaîne des générations et
rappellent la phrase attribuée au vieux Jean Koechlin-Dollfus vers 1830
" Ma fille, va dire à ta fille... ".
Jean KOECHLIN (1746-1836), fils de Samuel K. et
de Élisabeth Hofer. Industriel, peintre, dessinateur et entomologiste,
il épouse, en 1769 Climène DOLLFUS (Cf. ci-dessous).
Ils reposent avec 9 de leurs 12 fils au cimetière
protestant de Mulhouse. Une santé solide semble marquer cette famille
dont les parents fêtent leurs 55 ans de mariage en 1824.
Triple blason DMK.
N.B. Jean et Climène portent le numéro 47 dans la
généalogie de 1914 et la lettre A dans celle de 1993. Près de la moitié
des Koechlin connus aujourd’hui en descendent.
Cléophée dite Climène DOLLFUS (1753-1828),
fille de Jean D. et de Marie Madeleine MIEG. Elle épouse Jean K. en
1769.
Elle lui donne20 enfants, dont 15 firent souche : 12
des fils et 3 des filles. 4 sont morts en bas âge.
Femme énergique, elle cacha le duc de Broglie,
gouverneur d‘Alsace, menacé par les troubles révolutionnaires.
Triple blason DMK.
Ursule DOLLFUS (1794-1872), fille de Daniel D.,
indienneur, et de Anne Marie MIEG. Elle épouse en 1813, André KOECHLIN
(1789-1875 à Paris – 90/GI), fils de Jean-Jacques K. et
Anne-Catherine DOLLFUS.
Son mari est créateur de la SACM (Société
Alsacienne de Construction Mécanique) d’où sont sorties toutes les
premières locomotives. Ils habitent la propriété du Hasenrain
(aujourd’hui hôpital) jusqu’à ce qu’ils choisissent de quitter l’Alsace
en 1870.
Elle lui donne 5 enfants. Leur fils unique meurt à
22 ans. Une de leurs filles épouse Nicolas K., fils du Nicolas (73/AJ)
des chemins de fer. Elle meurt à Paris.
Exemple typique DMK, ils ont droit aux trois blasons.
Mathieu MIEG, dit le Licencié (1717-1796), fils
de Mathieu M. et de Cléophée ABT. Négociant et juriste.
Il épouse en 1742 Marie Madeleine REBER (1721-1745),
fille de Jean-Henri R. et de Ursule RYHINER. Ils ont 2 enfants.
Il épouse en 1747 Élisabeth REBER (1732-1812), fille
de Jean-Georges R. et de Élisabeth HOFER. Ils ont 8 enfants.
(Tableau : copie de E. Marechal)
...et quelques uns de leurs descendants lors de la
cousinade...
Benjamin Durst et son épouse, Madeleine
F-K, Dorothée K-S, Antoine Dollfus et son épouse, Jacques Dollfus et
Madame Mauzac.
Le Président, Paul Dollfus, remet un
cadeau à Madeleine Fabre-K.