Site Koechlin
Accueil
Actualités
Origines
Généalogie
Ancêtres
Cousinades
Offres
Bulletin Koechlin
Recherche

Sommaire de ce BK
Editorial
Les trois familles
Grandes familles
Portraits
Quelle langue?
Familles en fête
La rencontre
Généalogie

Autres articles liés

Recherche sur ce site
Cliquez ici pour  la page de recherche

Bulletins Koechlin
Bulletin Koechlin
52 - Mai 2005
51 - Sept 2004
50 - Déc. 2003
49 - Printemps 2003
48 - Nov. 2002
47 - Fév. 2002
46 - Juin 2001
45 - Dec 2000
44 - Juin 2000
43 - Déc. 1999
42 - Juin 1999
41 - Déc. 1998
40 - Juin 1998
39 - Déc. 1997
38 - Juin 1997
02 -Juin 1978
01 - Déc. 1978
Index

BK no 41 - décembre 1998

Accueil BK Index BK Recherche

Regards sur les grandes familles mulhousiennes

Quelques mémoires de maîtrise d’histoire de l’Université de Haute-Alsace présentés lors de la Table Ronde du 30 octobre 1998 à Mulhouse

Des bourgeois mulhousiens et l’opportunité des indiennes au 18e siècle

Le 8 mars 1746, trois bourgeois de Mulhouse : Samuel Koechlin, Jean-Henri Dollfus et Jean-Jacques Schmaltzer, signent une convention décisive. Ils engagent un maître fabricant pour leur futur manufacture d’indiennes (toiles de coton imprimées). La société "Koechlin, Schmaltzer et Cie", considérée par ses contemporains comme une simple affaire de commerce, constitue bel et bien le point de départ de l’aventure industrielle pour les négociants mulhousiens. Les pionniers de l’indiennage disposent d’appuis familiaux puis financiers, au sein du Conseil municipal. L’entreprise existe jusqu’à l’été 1758, date à laquelle ses associés se séparent pour fonder trois maisons concurrentes. Trois autres sociétés ont également vu le jour durant cette période. L’élan est donné et le nombre de bourgeois mulhousiens passant du négoce à la fabrique s’avère de plus en plus important. A la fin du 18e siècle, les plus grandes fortunes ont été constituées par les indienneurs, Samuel Koechlin en tête, et l’entreprise la plus importante est dirigée par un certain Jean-Henri Dollfus.

Le succès des indiennes à Mulhouse est lié à un facteur pour le moins original : la prohibition des toiles de coton imprimées dans le royaume de France. Les pionniers de l’indiennage se sont livrés à la contrebande et, grâce à celle-ci, les manufactures mulhousiennes ont bénéficié d’une avance de plus de dix ans sur leurs concurrentes françaises.

Isabelle URSCH-BERNIER

 

horizontal rule

 

Les talents artistiques d’un industriel mulhousien : Alfred Koechlin-Schwartz (1829-1895)

Les obligations professionnelles et la participation à la vie civique :

bulletUne carrière industrielle dans la tradition familiale : patron de la filature de laine peignée Koechlin-Schwartz et Cie.
bulletLe refus d’une Alsace allemande  : l’activité résistance à l’envahisseur durant la guerre franco-allemande de 1870-1871, la décision d’opter pour la France.
bulletLa carrière politique : maire du VIIIe arrondissement de Paris et député du Nord sous l’étiquette boulangiste.

Un accomplissement individuel réussi :

bulletL’art comme refuge : la pratique du dessin en amateur comme moyen de s’évader des contraintes professionnelles.
bulletLe goût des voyages  : découvrir de nouveaux paysages, principales sources d’inspiration.
bulletIllustration : les 366 dessins attribués à Alfred K-Schwartz et conservés au Musée historique de Mulhouse.
bullet1853-1855 : les œuvres de jeunesse inspirées de l’Égypte et de l’Inde - la découverte de l’Orient.
bullet1871-1877 : les dessins d’arbres et de forêts (Tannenwald, Belfort, Jura, Plombières, Bois de Boulogne, Forêt de Compiègne) - le désir de communion avec la nature.
bullet1879-1880 : les croquis de voyage rapportés de longs périples en Russie et en Scandinavie.
bullet1877-1890 : les paysages inspirés de la Bretagne, de la Suisse, de l’Italie et du Cap d’Antibes – l’attrait des lieux de villégiature à la mode.

Mélanie STEINBACK-INGOLD

 

horizontal rule

 

La collection d’antiquités de Frédéric ENGEL-DOLLFUS

Son fondateur : L’industriel Frédéric Engel-Dollfus (1818-1883).

Son contenu : La collection Engel-Dollfus réunit deux collections privées bas-rhinoises : les collections du docteur Schnoeringer de Brumath et du pharmacien Napoléon Nicles de Benfeld. Elle fut, par la suite, augmentée de collections plus petites et de divers dons (J.-G. Stoffel, Arthur Engel...). Parmi les objets les plus remarquables : le lapidaire constitué de stèles de Mercure trouvées en 1832 par le Docteur Schoeringer dans la Hardt, près de Gundershoffen.

Sa localisation : D’abord présentée dans la salle de réunion à Dornach où elle constituait le "musée archéologique Engel-Dollfus" (1869-1882), la collection archéologique est léguée, en 1882, au musée historique de Mulhouse.

Son objectif : "Offrir aux esprits un élément saisissable". Le cabinet d’antiquités n’est plus seulement une occupation purement dilettante, il devient un instrument de démonstration.

Christina BURDET

 

horizontal rule

 

La "fabricantocratie mulhousienne" et les abattoirs de Mulhouse au 19e siècle

Au 19e siècle, Mulhouse était une ville en plein essor industriel et de ce fait un pôle d’attraction pour la main d’œuvre à la recherche d’un emploi. Le fort accroissement démographique de la ville causa d’importants problèmes aux autorités municipales, en particulier dans les réponses à apporter en matière de gestion des besoins alimentaires.

En effet, l’approvisionnement en denrées vitales ne pouvait s’effectuer sans une logistique appropriée tant dans le commerce des légumes et du pain que dans celui de la viande.

En ce qui concerne ce dernier, les maires de Mulhouse et notamment André Koechlin, Émile Dollfus ou Émile Koechlin, furent soucieux d’assurer à la population un approvisionnement en viandes en quantités suffisantes mais également de qualité (conforme aux normes d’hygiène) et à un meilleur marché.

Peur eux, cela passait avant tout par un bon fonctionnement de ce commerce par conséquent sa bonne organisation. Dans cette optique, il considérèrent comme nécessaire de bien maîtriser et contrôler le commerce de la viande pour assurer le bien public alors qu’ils étaient adeptes du libéralisme économique.

Représentants de la nouvelle bourgeoisie industrielle, ces maires imposèrent alors avec autorité leurs vues et de nouvelles obligations aux bouchers mulhousiens qui étaient, eux, représentants de l’ancienne bourgeoisie des commerçants et artisans.

En effet, ils firent du nouvel abattoir municipal construit en 1843, un lieu de centralisation du commerce de la viande ; c’est à dire un lieu où ce commerce et tout ce qui s’y rattache devait passer obligatoirement à un moment donné.

Pour ce faire, ils obligèrent, avec des règlements municipaux, les bouchers de Mulhouse à abattre à l’abattoir municipal. L’abattoir devint dès lors le seul lieu d’abattage autorisé pour les bouchers résidant à Mulhouse ; les "tueries particulières" furent fermées et interdites.

Pour les bouchers, ce fut là une obligation à laquelle ils s’accommodèrent mal car, pour eux, il aurait été bien plus pratique d’abattre près de leur lieu de débit, que d’avoir à acheminer le bétail à l’abattoir municipal.

Les raisons pour lesquelles les autorités municipales voulurent centraliser le commerce de la viande sont les suivantes :

bulletPourvoir à la salubrité publique en assurant la propreté des rues (on pouvait abattre sur la voie publique selon l’usage du Moyen Age jusqu’en 18e siècle dans les villes françaises).
bulletFaire de l’abattoir un lieu clos pour cacher à la vue du public les spectacles sanglants qui aux yeux des contemporains pouvaient engendrer, par contagion, violence et corruption sociale.
bulletAssurer aux animaux un traitement décent avant leur mise à mort.
bulletContrôler de manière plus efficace l’hygiène des viandes et éviter la mise sur le marché de viandes provenant de bêtes malades, voire mortes.
bulletAssurer à la ville des revenus en améliorant la surveillance de l’octroi sur les viandes et en procurant à la ville une source de revenus supplémentaire avec la perception des droits d’abattage.
bulletRendre la viande meilleur marché pour les familles et individus percevant de bas salaires en diminuant l’octroi sur les viandes consommées par la classe ouvrière.

Patrick GOLFIER

 

horizontal rule

 

Les Mulhousiens de Sainte Marie-aux-Mines

Au milieu du 18e siècle des industrielles mulhousiens se sont installés à Sainte Marie-aux-Mines pour faire fortune dans le textile. Ils sont initiateurs et les fondateurs de la grande industrie sainte marienne qui anima la vallée jusqu’au milieu du 20e siècle.

En 1749, Philippe Steffan et Médard Zetter sont les premiers industriels mulhousiens à s’y établir. Ils exploitent une fabrique de toiles de coton et d’indiennes. Par la suite, en 1754, Zetter s’associe à Jean Georges Reber et Philippe Henri Bregentzer pour exploiter une fabrique de rubans à Illzach. Ils rencontrent rapidement des difficultés avec la corporation des passementiers opposée à l’innovation technique que représentent les métiers utilisés. Elle réussit à les faire interdire par le Conseil de la Ville de Mulhouse en janvier 1755. Ce n’est pas la première fois que Reber et ses amis sont en butte aux interdictions des corporations. Il décide alors de quitter la ville pour s’installer dans la vallée de la Liépvrette où, avec ses associés, il monte un filature en mars 1755. Reber devient bientôt l’entrepreneur le plus important de la vallée ainsi, s’il ne fut pas le premier mulhousien à Sainte Marie-aux-Mines, c’est lui qui donna l’impulsion nécessaire au développement de l’industrie textile sainte marienne.

Les affaires de Reber et ses successeurs attira d’autres entrepreneurs. A leur suite d’autres Mulhousiens vinrent à Sainte Marie-aux-Mines et prospérèrent. Dès leur arrivée, la plupart d’entre eux se lie aux familles locales ; il apparaît que la plupart des familles industrielles de Sainte Marie-aux-Mines eurent pour fondateur un "étranger" à la vallée.

Ces familles restent en contact avec leur ville natale par la franc maçonnerie et leur adhésion à la S.I.M. Concernant la franc maçonnerie, nous ne possédons que quelques renseignements conservés aux Archives municipales de Mulhouse. Ces archives font état de la visite de L. Baumgartner et de J. Weber en 1870 et de la correspondance entre la Parfaite Harmonie et la loge sainte marienne Les Vrais Amis Alsaciens (1830-1833). Les liens entre les deux sociétés industrielles, celle de Sainte Marie-aux-Mines ayant été fondée en 1871, sont plus évidents mais ténus. Des industriels membres des deux sociétés stimulent les échanges bien que peu fréquents entre Sainte Marie-aux-Mines et Mulhouse.

Les familles originaires de Mulhouse, sans oublier leurs racines, ne se mêlent pas à la société mulhousienne. Elles évoluent dans un cercle proprement sainte marien, symbolisé par leurs produits et modes de fabrication différents de ceux de Mulhouse.

Laurence GAESSLER

 

horizontal rule

Mais qui sont les cinq étudiants qui ont participé au colloque ?

Ceux qui sont venus nous instruire de leurs recherches sont des étudiants de l’Université de Haute Alsace, à Mulhouse, du Département d’Histoire, et ils ont travaillé sous la direction de Marie-Claire Vitoux – elle-même Maître de conférences en cette université. Elle nous les présente :

Les cinq communications présentées sont issues d’un mémoire de maîtrise : ce diplôme se prépare en quatrième année d’études supérieures et constitue une initiation à la recherche. L’étudiant choisit son thème en collaboration avec un enseignant-chercheur de l’Université qui le suit durant l’année de recherche.

Si Mélanie Steinbach-Ingold a pu présenter un résumé de son travail sur Alfred Koechlin-Schwartz (1829-1895), les autres communicants n’ont présenté qu’un aspect de leur travail de maîtrise, pour correspondre aux attentes des organisateurs de ce colloque sur les grandes familles.

Ainsi Patrick Golfier, qui a travaillé sur Les abattoirs de Mulhouse au XIXème siècle a montré la difficulté qu’ont eu les élites mulhousiennes à concilier leur attachement au libre commerce avec leur volonté de contrôler l’activité de boucherie qui peut être dangereuse pour la santé publique.

Christian Burdet, dont le travail de maîtrise sur L’archéologie en Alsace sous le Second Empire a été complété depuis par une DEA, a centré son intervention sur les hommes qui ont constitué les fonds archéologiques des musées mulhousiens.

Laurence Gaessler, qui a étudié La Société Industrielle et Commerciale de Sainte Marie aux Mines (1871-1924), a rappelé les liens étroits unissant les Mulhousiens aux Sainte-mariens.

Isabelle Ursch-Bernier, qui a étudié les premières années de La première manufacture des toiles peintes (1746), a analysé avec précision qui étaient les trois fondateurs et ainsi mis à mal quelques mythes.

Marie-Claire Vitoux a participé personnellement à la Table Ronde organisée par DMK en nous parlant " Des femmes et de la philanthropie " . Comme cet aspect de la vie des familles au 19e siècle - si important dans la vie de nos ancêtres qui furent souvent des ‘dames d’œuvre’ - a été évoqué par elle d’une façon aussi savante que charmante, nous lui avons demandé son texte pour le publier ici. Elle souhaite, cependant, le retravailler et nous le propose pour le prochain numéro du BK.

 

 

Précédent Editorial Suivant

 Accueil BK Index BK Recherche

 

 

 

horizontal rule

Accueil ] Actualités ] Origines ] Généalogie ] Ancêtres ] Cousinades ] Offres ] Bulletin Koechlin ] Recherche ]

Recherche ] Nous écrire ] Plan du site ]

Ce site a été créé par Susan Koechlin
Dernière modification de cette page : 22/05/2007