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Écrivons - courrier de décembre 1997La mémoire double des Alsaciens
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Je ne reprocherais pas au livre et au film l’évocation des drames de la dernière guerre, ni celle du choix de 1870, vécu dans ma propre famille par Charles Friedel, mon arrière grand-père, professeur à Paris dont le père reste à Strasbourg avec son entreprise, ou par Oscar Beyer Levrault, autre arrière grand-père, qui déménage son imprimerie à Nancy, laissant à Strasbourg sa mère et sa sœur. Je pense que chacun devait décider pour lui-même quel était le bon choix. Il y a, par contre, d’autres aspects du livre et du film qui me déplaisent assez profondément :
1. Le Professeur Jaques Friedel est l'arrière petit-fils d’Emilie K. (AH4I). Ancien Président de l'Académie des Sciences, son livre de mémoires "Graine de Mandarin" a été présenté dans le BK no 34. 2. L'église de la garnison militaire allemande à Strasbourg. ...de Daniel Koechlin (AM2323) de DarnetalEn complet accord avec ma sœur, Renée, mes cousins germains, Ariane Deshays (AM2343) et Alain K. (AM2342), nous vous demandons de faire paraître l’article ci-après, en réponse à celui paru dans votre avant dernier numéro des "Koechlin vous parlent" sur les "Malgré nous" et leurs familles. Enfin je voudrais vous signaler que mes cousins Alain et Jean se sont engagés dans l’armée du Maréchal de Lattre de Tassigny et ont participé à l’invasion de l’Allemagne en 1945. Pour le respect de la mémoire de :
Les Koechlin imprévisiblesA la recherche d’un hasard attrayant sur un étalage de bouquins, je découvre soudain l’inédit de Jules Verne "Paris au XXe Siècle ", surgi en 1989 du fond d’une vieille malle. Le jeune auteur (nous sommes en 1864) y prévoit, avec jubilation, "l’ascensoir", "le train urbain", "le grand livre mécanique", "le tout économique", "la pollution", les arts et la musique "déconstruits" (Wagner est ici sa cible). Relire du Jules Verne…! Toutes les fiévreuses angines de mon enfance bercées par le mystérieux capitaine Némo, me tirent la main vers ce petit livre plein d’esprit. Et voilà qu’à la page 161, il prévoit la distribution urbaine et abondante de l’eau grâce aux turbines Fourneyron et... Koechlin. Ah ! Ces Koechlin ! Que de traces au parcours de ce temps de grandes innovations : la Tour, symbole de Paris, est déjà en filigrane dans le texte ; Charles Koechlin va naître et donner du corps à cette musique "déconstruite". Le héros du roman, Michel (du nom du fils de Jules Verne), malheureux premier prix de poésie latine, et reste donc, de ce fait, sans travail aucun, s’évanouit (de faim, il est vrai) à la vue de la Ville où l’atmosphère polluée est devenue "aussi irrespirable que les brouillards londoniens". Mais aucune pollution ne peut détruire la mémoire des grands esprits où notre Jules Verne tient une place originale ainsi que les K... (J’ai vu tout dernièrement à Washington, dans une immense librairie, un disque de Charles K. qui est introuvable dans le commerce courant de Paris). L’esprit visionnaire de Jules Verne cache trop souvent au lecteur l’écrivain puissant et libre dont la force et l’agrément soutiennent ce qui serait fastidieux sous une autre plume. "Paris au XXème Siècle" chez Hachette - Livre de Poche No 13941 (Le manuscrit fut refusé par Hetzel car l’éditeur craignait qu'il ne porte tort à "Vingt semaines en ballon ". Et il vit juste car Jules Verne montre là un sentiment de nostalgie vers la Ville de ses jeunes espoirs de grand poète hors norme, s'ignorant encore.) Élisabeth Koechlin (GL244)
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