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Vous pouvez en voir des pièces dans les musées suivants :
 | A Paris : Musée d’Orsay - Musée du Louvre - Musée Guimet - Musée des
Arts Décoratifs. |
 | En Province : Musées de Strasbourg, de Troyes, de Gray (Haute-Saône),
Musée des Tissus de Lyon. |
A titre indicatif :
 | Beaucoup d’objets musulmans, japonais (musée Guimet), |
 | Faïences et porcelaines ("Pont-au-Choux" du musée des Arts
Décoratifs), |
 | Primitifs italiens : Vierge et l’enfant de Nenuccio di Bartolomeo
(au Louvre), |
 | Impressionnistes: nombreux dessins au Cabinet des dessins du Louvre:
Degas, Delacroix, Piot, Guys, Raffet, |
 | Toiles impressionnistes au musée d’Orsay: La Roulotte de Van
Gogh, Portrait de Claude Manet par Renoir, Portrait de Madame
Monet par Monet, |
 | Nombreux ivoires chinois, médiévaux, etc. |
Extrait de " Raymond Koechlin et sa
collection"
par Marcel Guérin (1932).
Raymond Koechlin...
J’admirais la culture très étendue qu’il avait acquise
par des lectures et des études approfondies, culture qu’il avait enrichie et
conservée jusqu’à la fin, grâce à sa mémoire extraordinaire. Quand il
avait appris une chose, il la savait pour toujours. Ses souvenirs intellectuels
et visuels étaient d’une précision parfaite. C’était pour moi un
dictionnaire vivant ! Tous ceux qui l’ont approché, les jeunes surtout,
savent avec quelle générosité il faisait profiter les autres de son savoir,
et comment il leur insufflait son enthousiasme1. Lors de ce
premier voyage avec lui, il me fit apprécier les oeuvres des primitifs
allemands dans les musées de Munich et d’Augsbourg. Il me parlait aussi des
grands peintres français: Manet, Degas, Renoir, Claude Monet, pour lesquels il
avait une profonde admiration mais dont il ne pouvait alors se permettre d’acheter
les oeuvres, bien que fils d’une famille fortunée.
...vu par un contemporain et un ami
Le rayonnement de la personnalité de Raymond Koechlin était
considérable. On savait qu’il était le désintéressement, la pureté mêmes
; que ses connaissances en matière d’histoire de l’art étaient quasi
universelles. Il était en relation suivie avec les savants, les archéologues,
les conservateurs de musées, les amateurs du monde entier. Nombreux sont ceux
qui sont venus frapper à sa porte et demander à voir les trésors qu’il
avait accumulés dans son appartement du quai de Béthune puis dans celui du
boulevard Saint Germain trop nombreux, même, pour son repos et sa tranquillité
étaient ceux qui lui écrivaient pour lui demander des avis, des articles pour
des revues d’art, jusqu’à ses préfaces pour des ventes de collection. Il
avait une correspondance énorme qui, dans les derniers temps surtout, le
fatiguait car il répondait à tous et à tout.
1. C’est moi qui souligne cette phrase qui est comme un
résumé de toute la vie de Raymond Koechlin, indique Dorothée K-S., en citant
ce texte.
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