Non, les Koechlin ne sont pas des miraculés !
Dans la Généalogie p. 24, il est dit - à côté du portrait de notre ancêtre
Samuel (38) - que, sans lui, il n'y aurait plus de Koechlin et que sa vie
n'a tenu qu’a un fil.
Dans l'article "Propos sur notre arbre généalogique",
j'ai également rappelé qu'à 6 mois il avait survécu à une épidémie de typhus
dont moururent ses jeunes parents.
Un entretien avec un médecin m'a appris que les très jeunes enfants sont
très rarement atteints par le typhus (tout au moins, sa forme plus
habituellement appelée "fièvre typhoïde")car, en effet, les "amas
lymphoïdes" de leur intestin grêle ne sont pas suffisamment développés pour
que le bacille d'Eberth puisse s'y acclimater.
Ce n'est donc pas un miracle si la famille Koechlin existe !

Extrait traduit du journal hollandais DE TELEGRAF (n° du 24.04.1979) :
Margaret Trudeau, épouse séparée du Premier ministre canadien a annoncé hier
qu'elle est très amoureuse du coureur automobile Jorge Koechlin von Stein
qu'elle a rencontré à Londres. Elle raconte qu’elle est très heureuse : .
"J'ai rencontré un homme de ma génération, et tant pis pour les
convenances".

Un Koechlin inconnu
Sous ce titre, le Bulletin n°1 mentionnait la
tombe à Ste Maxime (Var) d'un lieutenant de vaisseau, Henri Koechlin (1915 -
1948), introuvable dans la généalogie et au Service Historique de la Marine.
Il s’agit, en fait, de Henri-Salomon Koechlin, fils de Jules-Salomon
Koechlin (n° 799 de la Généalogie 1914), qui ne pouvait figurer dans cette
généalogie puisqu'il était né en 1915.
D'après les renseignements donnés par notre cousin Charles Mieg, sa mère
(1884 - 1954) née Sabine de Béarn et sa sœur Solange (1913 - 1976) qui,
elles, figurent dans la Généa1ogie 1914, sont enterrées à côté de lui.
.Jules-Salomon Koechlin (799) et Sabine de Béarn n'ont pas laissé d’autres
descendants masculins mais un autre frère, Louis (798) a eu un fils qui
reçoit le Bulletin.

A propos de Raymond Koechlin
René Huygue m’a raconté lui-même cette histoire...
Alors qu'il était étudiant, il rencontra un jour dans la rue son maître
Raymond Koechlin, l'un des fondateurs du Musée des Arts Décoratifs.
Orientaliste célèbre, spécialiste d'art médiéval dont les ouvrages sur
l'histoire de l'art faisaient autorité, Raymond Koechlin était alors
Président du Conseil des Musées Nationaux (une sorte de "club" très fermé,
dont seuls faisaient partie quelques très grands collectionneurs et
experts).
Comme je suis heureux de vous rencontrer, mon jeune ami, lui dit Raymond
Koechlin. Comment allez-vous ?
Et le jeune René Huygue de lui parier longuement des projets qui lui
tenaient à cœur et des livres qu’i1 voulait écrire : "Dialogue avec le
Visible", "l'Art et l'Homme", etc… qui, depuis, l'ont rendu célèbre. Et
notre futur académicien, dans l’enthousiasme, parle, parle, parle, parle...
Soudain, il s'aperçoit qu’il ne parle que de lui et, déjà, depuis un bon
tour d'horloge, tandis que son vieux maître l'écoute avec bienveillance.
- Mais vous-même, cher maître, comment allez-vous ?
Et Raymond Koechlin de lui répondre, très calme :
-Oh moi, vous savez, il ne me reste plus que quatre jours à vivre, alors
j'en profite pour mettre de l'ordre dans mes affaires. A part cela, tout va
bien.
Le tout dit sur un ton si tranquille que René Huygue en fut abasourdi.
Quatre jours plus tard, comme il l'avait annoncé, Raymond Koechlin mourut
subitement.

Un acte de vandalisme à Mulhouse
(lu dans "l’Alsace" du 23 mars 1979)
"Aggravation de la tension sociale hier dans le Haut-Rhin : un groupe
d’ouvriers de la SACM a saccagé des locaux patronaux, ainsi que la Salle
d'honneur de la Société Industrielle de Mulhouse. Dans cette salle, ils ont
lacéré le portrait de Nicolas Koechlin (1), l’un des fondateurs de la SIM".
Savaient-ils que celui-ci était l'un des fondateurs, avec son cousin André,
(2) de l'Atelier de mécanique appelé longtemps "La Fonderie" et qui devint
ensuite la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM) ?
(1) n° 73 - Généal. 75 voir p. 12 et 13
(2) n° 90 - Généal. 75 voir p. 13 et 14