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Nicolas Koechlin

Ancêtres J-Jacques Nicolas Daniel André Maurice René Charles

(Plusieurs articles du bulletin de la famille ont été consacrés à Nicolas. Ils seront postés ici au fur et à mesure de leur mise à disposition en ligne.) Voir l'arbre généalogique de Nicolas Koechlin (dans une nouvelle fenêtre).

Ancêtres illustres déjà en ligne. N'oubliez pas que vous pouvez faire une recherche sur ce site pour retrouver toutes les références à une de ces personnes.

André Koechlin, industriel et administrateur
Charles Koechlin, compositeur de renom
Daniel Koechlin, chimiste de renom
Jean-Jacques Koechlin, homme politique
Maurice Koechlin, ingénieur et concepteur de la Tour Eiffel
Nicolas Koechlin, industriel et promoteur de chemins de fer
René Koechlin, ingénieur

Nicolas KoechlinNicolas Koechlin, fils de Jean et petit fils de Samuel, est né le 1er juillet 1781 à Mulhouse. Il épouse, en premières noces, Ursule Dollfus (fille de Jean Dollfus et Élisabeth Schwartz) le 21 janvier 1801 à Mulhouse. Malheureusement, Ursule est morte, en janvier 1802, peu après la naissance d'un petit Jean, lui-même n'ayant vécu que 10 jours.
    Nicolas épouse en secondes noces Anne Marie Baumgartner (fille de Joseph Baumgartner et de Salomé Thierry) le 6 septembre 1802.
    De cette union naquirent 7 enfants :

- Jean, décédé âgé de quelques jours,
- Salomé le 6 décembre 1803. Elle épousa Mathieu Dollfus.
- Nicolas, le 22 avril 1805 et décédé 4 jours plus tard
- Marie Zélie, le 29 novembre 1806 et décédée le 3 avril 1807.
- Nicolas Ferdinand, le 28 novembre 1812. Il épousa Caroline Koechlin, la fille d'André Koechlin et une arrière petite fille de Samuel.
- Marie-Louise, le 25 novembre 1814. Elle est décédée à l'âge de 15 ans.
-Climène Julie Laure, le 18 février 1817. Elle épousa Edmond Klose.

Il parti en voyage pour se former à Hambourg et en Hollande. De retour à Mulhouse, il fut employé chez son oncle Daniel K. (cf. arbre généalogique) dans l'établissement Dollfus-Mieg. En 1802, il était à la tête de l'indiennage qui devint, en 1806, Nicolas Koechlin & Frères. En 1807 il créa la deuxième filature de coton d'Alsace dans les bâtiments de l'ancienne abbaye bénédictine de Masevaux. En 1809, il ouvrit une fabrique d'impression sur tissus à Lörrach, Bade, sous la raison sociale Mérian et Koechlin. En 1820, il construisit une filature (qui tourna avec 12500 broches) dans la Cour de Lorraine à Mulhouse. Il y installa l'éclairage au gaz.
    En 1831, Nicolas Koechlin & Frères s'est divisée en 4 branches : 1. Nicolas Koechlin et Frères, 2. Frères Koechlin à Mulhouse, 3. Koechlin-Favre et Waldner à Masevaux, 4. Pierre et Édouard Koechlin à Lörrach.
    Il fit des essais de plantation de mûriers puis de betteraves sucrières dans son domaine de Hombourg. Sa propriété et ses essais devaient servir de modèle aux paysans de Haute Alsace.
    Attaché au régime napoléonien, il avança 200 000 F pour assurer l'approvisionnement de Huningue. Avec son frère Ferdinand, il rejoignit le grand quartier général de l'empereur. Il organisa un corps de partisans dans les Vosges lors de l'invasion. Pendant les Cent Jours, il reprit la guerre des partisans. Il avait été nommé ordonnance du duc de Dantzig et de Napoléon 1er.
    Député du Haut Rhin de 1830 à 1837, juge au Tribunal de commerce de 1828 à 1835, inspecteur du travail des enfants dans les manufactures, l'un des administrateurs du département en 1848. Membre du Conseil général de 1833 à 1839.
    Avec Jean Dollfus, il est à l'origine de la construction du Nouveau Quartier à Mulhouse. Il défendit avec conviction les idées libres-échangistes.
    Il fut le promoteur du chemin de fer en Alsace. En 1839, il réalisa la voie Mulhouse-Thann et, en 1841, Mulhouse-Strasbourg.
    Il offrit à la Société Industrielle de Mulhouse le bâtiment de la Bourse qu'elle occupe encore aujourd'hui.
    Chevalier de la Légion d'honneur.
    Il est décédé à Mulhouse le 15 juillet 1852, son épouse étant morte en 1826.

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Extrait de la notice historique de l'édition 1975 des
tableaux généalogiques de la famille Koechlin :

Nicolas Koechlin, industriel, urbaniste, promoteur des premières voies ferrées d’Alsace et homme politique.

Le rôle politique joué par Jacques Koechlin ne doit pas mettre dans l’ombre celui, bien plus efficace, de son frère Nicolas Koechlin, que l’on peut à juste titre considérer comme le membre le plus éminent de la famille.

Nicolas Koechlin, industriel et promoteur de chemins de ferCe fut en 1802, et à peine âgé de 20 ans, que Nicolas Koechlin jeta les premières bases d’un établissement d’abord modeste, auquel il associa successivement son père, ses frères, ses beaux-frères et ses neveux. D’abord simple maison de commerce faisant imprimer à façon, la maison Nicolas Koechlin et frères ne tarda pas à se développer pour prendre des dimensions considérables. Dès 1806, elle fonda un établissement de filature et de tissage à Masevaux, en 1809, en association avec les Merian de Bâle, elle achète et remet en activité la manufacture de tissus imprimés de Loerrach, dont l’origine remontait à 1753. Nicolas Koechlin en resta seul propriétaire à partir de 1819.

Dans les années 1814 et 1815 Mulhouse, française depuis quinze ans seulement, ne s’émut pas moins profondément des revers et de l’humiliation de sa nouvelle patrie envahie par les armées de l’Europe coalisée. Nicolas Koechlin, alors colonel de la garde nationale de Mulhouse, après avoir, à l’approche de l’invasion, secondé de tous ses moyens l’administration du département, dans les préparatifs de défense du pays garantit par un engagement personnel de deux cent mille francs une partie de l’approvisionnement de Huningue. Mettant sa famille à l’abri de tout danger en Suisse, il ferme ses ateliers et va se présenter à l’empereur avec deux de ses frères et un autre membre de sa famille, qui n’ont pas hésité à le suivre. Napoléon, touché de cette preuve éclatante de patriotisme, les attacha au quartier impérial, comme officiers d’ordonnance volontaires du maréchal Lefebvre. C’est en cette qualité qu’ils partagèrent avec l’armée les dangers de la campagne de France, pendant laquelle trois d’entre eux furent décorés de l’étoile de la Légion d’honneur.

Nicolas Koechlin reçut cette glorieuse distinction le 18 février 1814 à Nangis et le duc de Dantzig lui annonça sa promotion par une lettre des plus flatteuses. Malheureusement, le brevet de Nicolas Koechlin, comme tant d’autres dans ce moment fatal, ne fut pas expédié, de sorte qu’il ne prit rang réellement parmi les chevaliers de l’ordre de la Légion d’honneur que lorsque Charles X le décora de nouveau, à son arrivée à Mulhouse en 1828.

Après l’abdication de Fontainebleau, Nicolas Koechlin et ses frères rentrèrent dans leurs foyers (avril 1814). Ils venaient de rouvrir leurs ateliers momentanément fermés quand parvint la nouvelle du retour de l'île d’Elbe, bientôt suivie d’une nouvelle invasion. Alors Nicolas Koechlin, encore colonel de la garde Nationale de Mulhouse, réuni à plusieurs de ses frères et à divers citoyens courageux de la ville, se jette en partisan dans les Vosges, se tenant en communication avec la division Lecourbe à Belfort. Au retour de cette campagne, Nicolas Koechlin rentra définitivement dans la vie industrielle qu’il avait abandonnée dans deux circonstances suprêmes, pour concourir à la défense de son pays.

En 1820, Nicolas Koechlin et frères établissent une filature à Mulhouse, à la "Cour de Lorraine". Nicolas Koechlin est secondé dans la direction de ces différentes entreprises par ses frères, au premier rang desquels il convient de mentionner Daniel Koechlin-Schouch (1786-1871), chimiste éminent qui contribua par ses nombreux travaux, à établir l’industrie des indiennes sur des bases scientifiques. Ce rôle fut poursuivi au cours de carrières qui devaient les amener à quitter pour un temps l’industrie familiale, par Camille Koechlin (1811-1890), fils aîné de Daniel, et par Horace Koechlin (1839-1899), fils de Camille, qui furent tous deux d’éminents chimistes, comme l’avaient été leur père et grand-père.

Lors de sa plus grande extension, la maison Nicolas Koechlin et frères possédait une fabrique d’impressions et une filature à Mulhouse, une filature, un tissage et un blanchiment à Masevaux, un établissement d’impressions et un tissage à Loerrach. Elle occupait plus de 5000 ouvriers et de nombreux employés, commis ou voyageurs. Elle avait des succursales sous son nom à Paris, à Lyon, à Bordeaux, à Toulouse. On trouvait des dépôts tenus par ses propres agents à Naples, à Rome, à Milan, à Moscou, à Bruxelles, aux Antilles, à New-York, à Mexico, à Rio de Janeiro, en Perse. Elle avait des dépôts réguliers et permanents de ses marchandises à Londres, à Cadix, à Gibraltar, à Alexandrie, à Bombay, à Calcutta, à Batavia, à Lima. Bref, elle était présente dans le monde entier ! Quoique secondé par ses frères et ses associés, Nicolas Koechlin était l’âme de cette vaste entreprise, c’est de lui que venait la direction supérieure. C’est Nicolas Koechlin qui, utilisant avec un rare discernement la capacité particulière de chacun de ses collaborateurs, savait trouver en lui et en eux les ressources nécessaires au succès de ses vastes entreprises. (Voir Notice nécrologique sur Nicolas Koechlin par. M. le Dr. Penot, lue à la Société Industrielle de Mulhouse dans sa séance du 29 septembre 1852).

Une activité aussi intense devait cependant laisser à Nicolas Koechlin le temps de se consacrer à des travaux d’intérêt public. En 1826, il avait formé le projet de construire à Mulhouse un grand ensemble immobilier devant donner à la ville un aspect digne d’une grande cité industrielle. Pour réaliser ce projet, il s’associa avec Jean Dollfus, de Mulhouse et Christophe Merian, de Bâle. C’est ainsi que s’édifia le "Nouveau Quartier" de Mulhouse, où le roi Charles X fut accueilli en 1828. C’est là que siège toujours la Société Industrielle de Mulhouse, dans l’immeuble qui lui avait été généreusement donné par Nicolas Koechlin.

Les chemins de fer

En 1836 Nicolas Koechlin entreprit l’œuvre qui devait être le couronnement de sa vie : la création des premières voies ferrées d’Alsace. Ce fut d’abord le petit tronçon de Mulhouse à Thann, environ 20 kms, qui fut inauguré en 1839, et qui constituait en quelque sorte un banc d’essai pour la voie ferrée plus importante qui devait relier Strasbourg à Bâle, en passant par Mulhouse, environ 140 kms. Cette dernière voie fut achevée en 1841 et s’inscrivait dans le plan, réalisé par la suite, des chemins de fer de l’est de la France en jonction avec les futurs réseaux d’Allemagne.

Nicolas Koechlin fut député libéral du Haut-Rhin de 1830 à 1841.

[ Retour à la Notice historique de l'édition 1975 ]

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Dernière modification de cette page : 22/05/2007